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Ouagadougou: plus de 200 blogueurs et web-activistes venus d’une quarantaine de pays sont actuellement en sommet du 22 au 23 juin
Burkina: le président du Faso a décidé d'institutionnaliser le Forum national des personnes vivant avec un handicap
Cameroun: 81 policiers et militaires tués dans la crise anglophone (RFI)
Ouagadougou: une Conférence internationale se tiendra les 9 et 10 juillet 2018 sur la mise en œuvre du PNDES 
Niger: la Cour constitutionnelle a déchu l‘opposant Hama Amadou de sa qualité de député (RFI)
Terrorisme: 146 individus activement recherchés par les forces de sécurité et de défense (officiel)
Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti

CULTURE

Valoriser la culture et l’artisanat de la localité à travers la sauvegarde de ses pas de danse, tel est l’objectif principal du festival Awna qui se tiendra pour la cinquième fois à Pouni. Pour cette 5è édition, le festival est placé sous le parrainage de René Bagoro, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique. Le comité d’organisation à travers son président, Bouma Ernest Nébié, journaliste à la Radio-Télévision du Burkina (RTB) dit être prêt et n’attend que les festivaliers à cet évènement placé sous le thème : «Le respect de nos valeurs traditionnelles, facteurs de lutte contre l’incivisme». Il aura lieu cette année du 1er au 2 juillet 2017.


Fasozine : Quelles est l’objectif que vise le festival Awna ?

Bouma Ernest Nébié : le premier objectif de ce festival est de sauvegarder les pas de danse de la localité. Nous voulons donc faire revivre ces pas de danse. Le second objectif est de faire la promotion de notre culture. Le festival Awna a permis à la danse «Frôh» par exemple d’être connue parce qu’à son départ, il n’y avait que deux personnes qui connaissait encore cette danse. Beaucoup de villages ont repris certaines danses qu’ils avaient abandonné aujourd’hui grâce à ce festival. Ce festival a également permis de rassembler les fils et filles de la localité grâce aux retrouvailles. Il y a aussi que nous avons semé la joie dans les cœurs et les populations de la localité se sont appropriées ce festival. Nous estimons donc que le bilan est positif.

Quelles seront les grandes articulations de cette 5è édition ?

Il n’y aura pas un grand changement mais nous avons ouvert le festival à d’autres troupes cette année parce que nous nous sommes rendus compte que nous partageons les mêmes pas de danses et les mêmes valeurs culturelles. Il s’agit notamment de la province de la Sissili. Nous espérons l’ouvrir à d’autres provinces mais tout en faisant attention à ne pas phagocyter nos pas de danse.

Pourquoi le choix de ce thème ?

Nous sommes partis du constat que nos valeurs culturelles ne sont pas respectées alors que ces valeurs sont importantes dans notre éducation. Nous voulons donc interpeller les populations à revenir sur ces valeurs afin de lutter contre l’incivisme. Nous aurons donc les troupes des 21 villages de la province, soit 33 troupes au totale. A l’occasion des panels, nous mènerons le débat sur différentes thématiques afin d’en faire un rapport et le mettre à la disposition de qui de droit pour d’éventuelles décisions. Et à quelques jours, je vous assure que tout est fin prêt et toute la province est mobilisée et n’attend que les festivaliers.


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