Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire
Burkina: l'armée pilonne des bases terroristes à Pama et à Gayeri (Etat-major)
Evènement: : les présidents Akufo Addo du Ghana et Issoufou du Niger attendus au Rebranding Africa Forum de Ouagadougou.   
Terrorisme:: 8 personnes tuées dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018 dans une double attaque dans la Région de l'Est. 
France: Emmanuel Macron reconnaît le rôle de l'Etat dans la mort de Maurice Audin
Ghana: Kofi Annan repose désormais au cimetière militaire d’Accra
Karangasso-Vigué: trois morts et une dizaine de blessés après des affrontements entre Dozo et Koglweogo (RTB)
Burkina: Le poste forestier de Nassougou (Est) a été attaqué jeudi par des assaillants sans faire de victime (AIB)
CILSS: Roch Kaboré plaide pour la valorisation des produits forestiers non ligneux à lors de la 33e journée du Comité-inter-état (AIB)
France: Richard Ferrand a été élu président de l’Assemblée nationale

CULTURE

C’est face à une insécurité généralisée et quasi quotidienne, que les « Koglweogo » constitueraient une réponse endogène mise en place par les populations. Et c’est dans l’optique de mieux cerner le fonctionnement de ce groupe d’autodéfense, qu’il a été réalisé un film documentaire sur cette « force spéciale ». C’est une œuvre produite par l’association Semfilms, avec comme réalisateur Ismaël Compaoré et Luc Damiba. La première de cette production s’est déroulée le vendredi 6 octobre au Ciné Nerwaya à Ouagadougou.

Le Burkina Faso a connu ces dernières années une recrudescence du phénomène de l’insécurité, avec notamment des coupeurs de route, des braquages, des attaques à mains armées et autres. C’est dans un souci de pallier la défaillance de l’Etat à assurer la défense pour tous, qu’a vu le jour le groupe d’autodéfense baptisé « Koglweogo ».
Le mode d’opération de ces derniers est apprécié de diverses manières. En effet, alors que leurs actions sont saluées par certaines personnes qui louent leur efficacité à intervenir. D’autres par contre, s’insurgent contre leur façon d’agir, qui selon eux va aux antipodes des droits de l’homme. C’est donc pour en savoir d’avantage sur leur mode de fonctionnement, et lever toute équivoque que Luc Damiba et Isamël Compaoré avec leur équipe, ont décidé de faire une incursion inédite dans l’univers des « Koglweogo ». Cette démarche a donné lieu à la réalisation d’un film documentaire, intitulé « Koglweogo Land ». 

Cette production présentée aux médias et à des invités de marque ce 6 octobre 2017, est le fruit d’un travail de recherche qui a consisté à suivre les « Koglweogo », pendant environ 2 ans. Et ce sont 15 localités qui ont été visitées à travers 7 régions du Burkina Faso. Il s’agit de Fada, Bogandé, Thion, Logobou, Kodjéna, Natiaboali, Rassamkandé, Léo, Ouagadougou, Arbollé, Boulsa, Pensa, Kerboulé, Kelbo et Arbinda. En 76 minutes et 33 secondes, l’on a droit à des témoignages poignants, des scènes du moins insupportables pour les âmes sensibles. 

A travers cette réalisation, l’on se rend compte que la méthode d’agissement et d’intervention des « Koglweogo » s’apparente d’une certaine manière à celle de la justice dans un Etat de droit. En témoigne les propos de M. Damiba. « Ils ont une justice, des tribunaux populaires. On les connait avec leur méthode de torture. Les ‘‘Koglweogo’’ font également la torture publiquement  ».

Par ailleurs, ce film plein d’enseignements, ne s’est pas fait sans que l’équipe ne soit confrontée à des difficultés. A ce sujet, Ismaël Compaoré confie « nous avons eu des difficultés avec les forces de défenses et de sécurité, principalement la gendarmerie, qui ne comprenaient pas notre démarche. (…) On a vécu des risques quotidiens avec les koglweogo. Nous étions habités par la peur parce que nous avons tourné le film dans le sahel, dans la forêt, à la frontière du Ghana à 22h, à 1h du matin ».

Comme il a été constaté durant la séance inaugurale de diffusion, ce fut un tournage réalisé dans des conditions particulières. Toutefois, le public présent dans la salle du ciné Nerwaya, ne s’est pas empêché d’exprimer ses sentiments soit par des applaudissements, des rires ou de la compassion. « Koglweogo Land », sera à l’affiche du 16 au 29 octobre prochain au ciné Nerwaya. Ce film documentaire sillonnera les villes de Bobo-Dioulasso le 17 octobre, et par la suite Dori, Fada et autres avant de revenir à Ouagadougou, et de s’envoler pour la France.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir