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CULTURE

Fleur où encore Fleur Yéri Ouédraogo à l’état-civil, est une jeune artiste musicienne burkinabè. Révélée au public grâce au concours Airtel Trace music star en 2015, elle sort ensuite un single «Posement» qui occupe la une des grandes chaines de télévisions et radios internationales. Depuis bientôt un an, «Posement» et très surement, elle fait son petit chemin avec son premier album «Premiers pas». Ce premier pas, elle le doit en partie à Kodjo Houngbeme, son premier manager.


Fleur, au départ, est une fille qui vide son humeur à travers des refrains qu’elle fredonne à longueur de journée. Pendant le ménage et même à l’école, elle griffonne quelques paroles sur du bout de papier qui finit par devenir une chanson, une sorte d'émanation outrée de son existence. «J’avais juré depuis mon enfance que je mettrai ma fortune dans la musique. La simple distraction est devenue une passion voir une profession aujourd’hui», témoigne celle qui soufflera une bougie de plus le 20 septembre prochain. Mais avant Airtel Trace music, Fleur avait déjà fait jazzer le milieu du showbiz burkinabè à travers l’émission de téléréalité «Faso Academy» en 2010 où elle a été éliminée en demi-finale. Pour ses fans, la petite Fleur méritait bien sa place en finale. Mais ce n’était que partie remise. Ayant appris les réalités du milieu, elle se perfectionne à l’Institut national de formation artistique et culturelle (Inafac) de Ouagadougou avec le soutien de son père. La voie musicale est alors toute tracée pour la jeune artiste.

Devenue brillante, Fleur s’illustre bien en raison de son genre musical identitaire et propre à elle. Très petite, elle voguait déjà  sur  les flots  musicaux. Elle rend public «Premiers pas» en décembre 2016. Un produit  «découverte» de  la jeune artiste. En l’écoutant, on se rend compte de la beauté, artistique, somptueuse et impressionnante de l’artiste. 

Sur l’album, on note un jumelage d’instruments traditionnels et modernes. Le tout accompagné d’une voix finesse et raffinée indiquant toute la posture vocale de la chanteuse.  Pour elle, chaque artiste a son identité qui lui est propre. «La musique est universelle mais chaque artiste doit pouvoir être identifié à son travail. La créativité n’a pas la même couleur chez tout le monde. C’est pour cette raison que je me garde de juger ce que font les autres. On aime ou on n’aime pas, mais il faut respecter l’esprit de créativité des autres. Que les doyens m’en excuse mais aucun artiste ne m’inspire. Je suis Fleur et je reste Fleur.» Fidèle donc à ce principe, l’artiste s’interdit  de juger    les œuvres de ses collègues.

Ne voulant pas alors donner une besogne de plus aux responsables de son pays,  à l’opposé de certains artistes, spécialistes  des chansons liées  aux gabegies sexuelles, Fleur préfère  chanter  les valeurs humaines, le courage, la perspicacité… Ses compositions sont simplement une école de vie.
L’amour reste son thème de prédilection. «Pas la politique, l’autre moyen de devenir riche au Burkina. Fleur n’a jamais chanté les louanges d’un homme politique», s’esclaffe l’artiste qui veut faire rêver autrement la jeunesse africaine. «Je voulais faire un album urbain mais authentique. Je prends le bon côté de l’ancienne génération que je mixe avec notre culture plus globale qui intègre des sonorités empruntées qu’on écoute. Pour rien au monde, je ne négligerai mon public de base, exigeant et chauvin. Je veux transcender notre culture pour l’amener plus loin et la présenter dans le monde entier», clame l’auteur, compositeur et interprète, Fleur qui fait ainsi sa mue.

Sur l’album «Premiers pas» produit par la maison «Gardons musique», elle fait alors appel à Freddy Assogba, Yves de Bimboula, Collins et Aké Rahim. «Kelemanbe», «Jolie-Jolie», «Bineraie», «Déclaration», «M’nonga», «Histoire», «Vive les mariés» sont des chansons qui font surfer et dans lesquelles on reconnaît Fleur dans ce conglomérat d’artistes africains de nouvelle génération à travers son style. Dans le titre «Posément», la chanteuse déclare sa flamme d’amour au mec de son amie. «Je dis simplement tout haut ce que beaucoup de femmes pensent bas mais ce n’est liée à ma personne», lâche-t-elle. En attendant de réaliser ses nombreux projets, elle s’est fait entourer d’une équipe technique qui gère avec dextérité sa carrière musicale.

Au-delà de cette performance artistique chaleureusement applaudie, l’artiste poursuit ses études afin d’avoir un bagage intellectuel acceptable. Elle propage à travers cet album par des mélodies toutes aussi gracieuses que colorées, le message d’espérance, d’amour et de paix et invite chaque auditeur à prendre son envol du côté du Divin. Une invitation à laquelle de nombreux auditeurs ont d’ores et déjà répondu, pour leur plus grand plaisir.

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