Aujourd'hui,
URGENT
Etats-Unis: le FMI critique ouvertement la politique commerciale de Donald Trump
Cameroun: le chef des séparatistes anglophones condamné à la perpétuité
Italie: le président du Conseil Giuseppe Conte annonce sa démission
Ouagadougou: un important lot de poulets impropres à la consommation déversé à l’arrondissement 6, une enquête ouverte
Burkina: le bilan actualisé de l'attaque de Koutougou est de 24 militaires tués, 5 disparus et 7 blessés
Burkina: 40 terroristes tués après l’attaque de Koutougou (AIB)
Burkina: «Plus d'une dizaine de militaires» tués dans l’attaque de leur détachement
Soudan: le procès pour corruption d'Omar el-Béchir s'ouvre à Khartoum
Burkina: 270 776 personnes déplacées internes enregistrées à la date du 16 août, le plan d'urgence estimé à plus de 110 milliards de FCFA
Fada N'Gourma : décès de sa Majesté Kupiendieli, 31ème Roi du Gulmu, dans la nuit de vendredi 16 au samedi 17 août 2019. 

CULTURE

Le réalisateur et cinéaste Idrissa Ouédraogo est décédé ce dimanche 18 février 2018 à l’âge de 64 ans. Il s’est éteint des suites de maladie dans une clinique à Ouagadougou.

Figure emblématique du cinéma burkinabè et africain depuis les années 1980, Idrissa Ouédraogo a à son actif une quarantaine de films. Son talent a été reconnu et récompensé dans les plus grands festivals. Entre autres, il a obtenu le Grand prix du jury du Festival de Cannes avec son film Tilaï en 1990 et l’Etalon d’or de Yennenga au Fespaco en 1991 avec le même film.


Depuis l’annonce de sa disparition ce dimanche, les réactions n’ont pas tardé. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a réagi sur son compte Twitter.
« Le Burkina Faso vient de perdre un réalisateur à l'immense talent, profondément attaché à son pays. Je rends hommage à Idrissa Ouedraogo qui aura beaucoup œuvré au rayonnement du cinéma Burkinabè et Africain hors de nos frontières. L'Afrique perd avec sa disparition, l'un de ses plus valeureux ambassadeurs dans le domaine de la culture. En mon nom personnel et au nom de la Nation toute entière, je présente mes condoléances à la famille d'Idrissa Ouédraogo, à ses proches et à la communauté des cinéastes Burkinabè et Africains » a écrit le Président du Faso sur son compte Twitter.

Plusieurs personnalités du monde culturel et artistique se sont rendues ce dimanche dans son domicile sis à Ouagadougou.

 

Programme des obsèques

Dimanche 18 février: 18 h à 22h Projections de ses films, hommages et prières 

Lundi 19 février: 20h: Veillée d'hommages au CENASA.

 Mardi 20 février: 8h, transfert du Corps de la morgue au domicile

15h de la levée du Corps au domicile du défunt à Dassasgho suivie de l'inhumation au Cimetière de Gounghin

 

Biographie de Idrissa Ouédraogo

Né le 21 janvier 1954 à Banfora (Burkina Faso), il est titulaire d'un Baccalauréat série B et  d'un Diplôme d'Études Générales à l'INAFEC (Institut Africain d'Études Cinématographiques de Ouagadougou). Il séjourne à Kiev en URSS. Il a un DEA (Diplôme d'Études Approfondies), option cinéma de l'Université de Paris I Sorbonne. Fonctionnaire à la Direction de la production Cinématographique du Burkina en 1981, il sort diplômer de l'Institut des Hautes Études Cinématographiques (IDHEC, Paris) en 1985.

Il a réalisé plusieurs courts métrages documentaires avant de passer aux longs métrages. On retrouve dans son œuvre un parfait équilibre entre l'authenticité documentaire et la fiction. Idrissa Ouedraogo a reçu le Gand Prix du FESPACO pour son premier court métrage : Poko. Plusieurs autres suivent : Les Ecuelles(1983), Les Funérailles du Larlé Naba (1984), Ouagadougou, Ouaga deux roues(1985), Issa le tisserand (1985). Son premier long métrage, Le Choix, est sorti en 1986. Suivent Yaaba (1988) - Prix de la Critique au Festival de Cannes 1989, Tilaï (1990) -Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 1990, Grand Prix du Fespaco 1991, Etalon de Yennenga 1991), Karim et Sala (1991), Samba Traoré (1992), Le Cri du cœur (1994), Kini et Adams (1997), La Colère des dieux (2003). Longs métrages auxquels il faudrait ajouter plusieurs moyens et courts métrages ; ainsi que sa participation au film collectif de réflexion sur l'attentat terroriste de New York : 11-09-01 et la réalisation de plusieurs séries télévisuelles pour les télévisions africaines.

Il a été membre du jury pour divers festivals internationaux : Venise, Tokyo, Amiens, Musée de l'homme (Paris). Il a donné plusieurs conférences, en France (Université Paris VIII Nanterre, Musée de L'Homme), aux États-Unis (Université de Harvard, Université de New York), au Burkina Faso (Université de Ouagadougou). Il est Commandeur de l'Ordre National Burkinabé et Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres Français.

Source: Africiné

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Sondage

La Fédération burkinabè de football a choisi de confier le poste de sélectionneur des Etalons "A" à Kamou Malo, faisant ainsi confiance à l’expertise nationale. Cette décision, selon vous, est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé