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Fada N'Gourma : décès de sa Majesté Kupiendieli, 31ème Roi du Gulmu, dans la nuit de vendredi 16 au samedi 17 août 2019. 

CULTURE

La 25e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision s’ouvre le 25 février prochain dans la capitale burkinabè sous le thème «Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel». Le délégué général de la plus grande manifestation cinématographique du continent, Ardiouma Soma, dégage ici, et pour les lecteurs de fasozine.com, la portée de ce thème.



«Chaque édition du Fespaco est une occasion de réflexion sur l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel du continent. Des réflexions avec des recommandations pour nous permettre d’avancer dans le développement de cette industrie. Le thème de cette année — «Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel» — revient depuis plus de dix ans, notamment parce que depuis 2003 ou 2005 où nous l’avons abordé la première fois, plusieurs écoles de formation se sont créés. Cela constitue une belle réponse à ceux qui estiment qu’à l’issue des colloques, nous prenons souvent des recommandations qui restent sans suite.

Depuis le premier colloque sur la formation au Fespaco, beaucoup d’écoles de cinéma ont ouvert ou rouvert. Par exemple l’Isis (Institut supérieur de l’image et du son, Ndlr) au Burkina, l’Isma (Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel, Ndlr) au Bénin, ainsi que des écoles au Togo et en Côte d’Ivoire. De même, plusieurs écoles de cinéma et de l’audiovisuel se sont créés dans la sous-région ouest-africaine et de l’Afrique de l’Est.

Aujourd’hui, nous remarquons que l’Afrique s’est accaparée de l’outil numérique, ce qui a augmenté considérablement le volume des films produit sur le continent. Il y a donc un besoin important de contenus africains sur les chaines de télévision, surtout avec l’arrivée prochaine de la Télévision numérique terrestre (TNT).

En Europe, vous voyez qu’il y a des chaines satellitaires qui ne diffusent que du contenu africain et les télévisions africaines aujourd’hui programment de plus en plus des contenus africains. Aussi est-il important qu’on revienne sur les questions de la formation pour voir dans quelle mesure on peut faire un bilan sur le travail déjà abattu par les écoles déjà présentes. Où en sommes-nous aujourd’hui et que faut-il rectifier? Quand on fait le point, n’y a-t-il pas des métiers orphelins?

Dans la plupart des écoles, vous verrez qu’il y a des filières pour le son, l’image, le scénario et la réalisation. Mais y a-t-il beaucoup d’écoles de nos jours qui s’intéressent à la formation des acteurs? Cela est aussi très important parce qu’actuellement dans le cinéma et l’audiovisuel, l’acteur occupe une place très importante. En effet, dans le cinéma africain, c’était le réalisateur qui montait sur la plupart des podiums. Mais aujourd’hui il est important que l’on mette un accent sur le comédien et l’acteur. Il est reconnu également la dimension multidisciplinaire du cinéma et de l’audiovisuel avec l’arrivée du numérique.

Par conséquent, il est important que l’on fasse le point sur tout cela et que l’on organise un débat et des échanges avec des professionnels du Sud et du Nord afin de permettre aux professionnels du cinéma et de l’audiovisuel africains d’être mieux outillés pour se préparer à la production de masse. C’est ainsi que l’Afrique sera fortement représentée dans tous les réseaux qui sont en création et qui vont se développer dans les années à venir.»

Propos recueillis par Dimitri Kaboré

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