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Justice: L’audience devant examiner la demande d’extradition de François Compaoré initialement prévue le 7 mars a été reportée au 28 mars 

Le directeur général de CIMAF Burkina, Essam Daoud (Ph. SM)

ECONOMIE

Le cimentier marocain CIMAF lance une nouvelle unité de production dans la ville de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso.


La filiale burkinabé du groupe Cimenteries d'Afrique (CIMAF) va procéder à une expansion de ses activités au pays des hommes intègres, avec le début  des travaux de construction prévue d’ici fin juin 2017 d'une nouvelle unité de production dans la localité de Bobo-Dioulasso. L'information a été donnée ce vendredi 14 avril 2017 dans la ville de Sya, par  Esssam Daoud le directeur général de CIMAF Burkina.

Le coût de cet investissement est estimé à 20 milliards de FCFA, et la nouvelle structure d’une capacité de production 700.000 tonnes de  ciment par an d’ici à 2018 renforcera  la capacité de production annuelle que le groupe possède grâce à son centre de broyage, «  CIMAF Burkina », située dans la zone industrielle de Kossodo à Ouagadougou.

Grâce à cette nouvelle installation, CIMAF devrait pouvoir renforcer son positionnement sur le marché local et mieux viser le marché régional. Face à la presse ce vendredi 14 avril 2017, le directeur général de CIMAF Burkina, Esssam Daoud, dit attendre le premier sac de ciment  de l’usine « CIMAF Dioulasso »  pour juin 2018.
Avec le démarrage effectif des travaux (la pose de la première pierre ayant été faite par le Premier ministre le 27 mai 2016), le groupe marocain entend jouer pleinement son rôle de maillon important à l’ouest du Pays, avec pour point d’ancrage  Bobo-Dioulasso la capitale économique du Burkina.

L’emploi des compétences locales est une priorité du groupe, rassure  le directeur général de CIMAF Burkina, Esssam Daoud, qui met au passage en exergue une des politiques du groupe qui consiste au transfert des compétences en matière de capitale humain. De façon claire, et à l’en croire, CIMAF Burkina est constituée à 99% de ressources humaines burkinabè (recrutées et formés essentiellement au Maroc). Des Maliens ont été formés à CIMAF Burkina pour  le compte de CIMAF Mali, a également précisé Esssam Daoud  pour rassurer la jeunesse  bobolaise sur la volonté de son groupe d’employer la compétence locale.

CIMAF Dioulasso, en phase de construction et d’exploitation c’est 1 000 emplois directs et indirects.   « A ce titre, une large campagne de recrutement sera organisée au profit des populations de la ville et régions de Bobo-Dioulasso », annonce le directeur général de CIMAF Burkina, Essam Daoud.

Le directeur technique, Florentin Adjallala, a pour sa part expliqué tout le dispositif technologique qui va caractériser l’industrie. De ses détails, il ressort que CIMAF Dioulasso met un accent également sur la préservation de l’environnement, ce qui explique le choix du  site d’installation de « CIMAF Dioulasso »  (la zone industriel située après Bobo 2010 sur la route de Bama). Le travail sera effectué par le constructeur Allemand Polysius du groupe Thyssenkrupp, référence mondiale dans le domaine. A terme, CIMAF Dioulasso sera composée de deux grandes parties : une partie broyage et une autre réservée à l’ensachage.

Coté prix du sac de ciment, les consommateurs n’ont  pas de soucis à se faire. « Le but  de cet investissement est de garantir  au consommateur final un ciment de qualité mondiale à un coût très accessible grâce notamment aux économies d’échelle attendue », soutient le directeur général de CIMAF Burkina.

Le groupe CIMAF, jeune mais très expérimenté,  est également présent  en Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, au Mali, Gabon, Ghana, et au Cameroun. Dans chaque pays, le groupe a lancé la réalisation d’un centre de broyage d’une capacité d’au moins 500 000 tonnes par an.

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