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ECONOMIE

Portée sur les fonts baptismaux ce lundi 13 novembre 2017, l’association nationale « Burkinbi Bara » est un regroupement des producteurs de céréales à haute valeur nutritive issus des 45 provinces du Burkina. Pour marquer le lancement officiel de leur activité, le président national, le Larlé Naaba Tigré a présenté à la presse les objectifs et les défis que la nouvelle association entend relever dans les prochains jours. C’était à sa résidence sise à Ouagadougou.

Relever le défi de la faim, de la pauvreté et du chômage « en contribuant au développement de l’agriculture, de l’élevage, des ressources en eau, de l’hygiène, de l’assainissement dans un environnement résilient aux aléas climatiques » tel est le credo de l’association nationale Burkinbi Bara piloté par un bureau fédéral de 25 membres.

« Nous travaillons à ce qu’il y ait des paysans émergents, des paysans riches au Burkina Faso. Nous ne voulons plus qu’on parle de paysans pauvres. Il ne faut plus que le nom du paysan rime avec pauvreté mais plutôt avec élévation » a fait savoir la Larlé Naaba Tigré pour qui il est possible de révolutionner l’agriculture burkinabè tout en revalorisant le métier d’agriculteur.

Pour atteindre leur objectif, les membres de l’association entendent agir dans les domaines de l’agriculture et l’alimentation, de l’élevage, des ressources en eau, des infrastructures sociales et éducatives, de l’hygiène et de l’assainissement. 

Le nouveau regroupement s’investira essentiellement dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation en diffusant sur le territoire national la culture du Mung Bean, ou « beng tigré» considéré comme une céréale révolutionnaire.

« Cette céréale a des vertus nutritives et thérapeutiques parce qu’elle contient beaucoup de protéines, d’antioxydants et surtout elle vous éloigne du cancer. Elle donne de l’énergie et éveille l’intelligence. C’est une céréale qui a beaucoup de bienfaits prouvés par les scientifiques nationaux et étrangers » a laissé entendre le président fédéral de l’association.  En plus de ses vertus, le Mung Bean est « nourrissant, facile à préparer et économique ». 

Selon le Larlé Naaba, cette céréale peut servir à fabriquer du pain bio, des pâtes alimentaires. A titre illustratif, le pain fabriqué à base du Mung Bean au Burkina a décroché le troisième prix lors de la Coupe d’Afrique des métiers de bouche tenue à Casablanca au Maroc en mars dernier.

Dans cette optique, l’association entend créer un four à pain traditionnel dans chacun des villages. Cette initiative emploiera près de 18 mille jeunes.

L’un des grands défis du promoteur du Mung Bean est de mettre fin d’ici trois ans à la famine au Burkina Faso. Et pour le faire, le Larlé Naaba a indiqué avoir l’appui technique de plusieurs scientifiques et agronomes dont celui du centre national de la recherche scientifique et technologique du Burkina Faso. Coté finance, seul l’ambassade de la Turquie au Burkina a soutenu le projet avec la somme de 10 millions de F CFA. « Vous allez nous voir, vous allez nous sentir » a-t-il promis.

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