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Politique: Le groupe parlementaire du CDP  a promis revenir sur le code électoral de 2015 qui a exclu leur président Eddie Komboigo
Liberia: la présidente sortante, Ellen Sirleaf exclue pour avoir «violé la Constitution du parti» (RFI)
Djibo: les populations ont marché pour exiger la libération du Dr Ken Elliot enlevé il y a deux ans de cela 
Burkina: La direction des impôts devra mobiliser la somme de 918 milliards de F CFA au profit du budget de l'Etat
Burkina: 200 individus interpellés, 33 toujours détenus à l'issue d'opérations militaires anti-terroristes menées au nord (Armée)  
Politique: le CDP souhaite un retour «sans arrangement souterrain» de Blaise Compaoré ( Achille Tapsoba)
Burkina: Le 7e congrès ordinaire du CDP se tiendra au cours de l'année 2018 (directoire) 
Burkina: Le pool bancaire international accorde un prêt de plus de 42 milliards de FCFA à la Sofitex pour la saison cotonnière 2017-2018

ECONOMIE

Dans le cadre de  ses activités, l'Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso (AJM-BF) est allée à la rencontre de la direction générale du cadastre minier ce mardi 19 décembre 2017. Les journalistes ont constaté de visu le processus de modernisation du cadastre minier et le fonctionnement de la direction générale du cadastre minier en charge  de la délivrance et du retrait des différents titres miniers.

Le Burkina Faso, depuis plus de dix ans, connait un boom minier. L’exercice de cette activité est conditionné au préalable à la demande d’un titre minier qui aboutit à l’octroi ou non d’un permis d’exploration ou de recherche. L’octroi des permis et la mise à jour de la cartographie minière est dévolue à la direction générale du Cadastre minier.

Ce service qui a vu le jour en 2001 était géré de façon manuelle jusqu’à récemment. Actuellement, le cadastre minier gère 903 documents, différents titres et autorisations confondues. Pour Mabourlaye Nombré, secrétaire général  du ministère des Mines et des Carrières, il était devenu difficile de gérer manuellement tous ces documents. C’est dans le souci de plus d’efficacité et de transparence que l’Etat burkinabè a décidé de la modernisation du cadastre minier.

« La gestion était presque manuelle et étant donné que le nombre de permis était croissant, la gestion devenait un peu difficile. La visibilité était aussi difficile à assurer parce que s’il faut plus de temps pour mettre des informations à la disposition de quelqu’un, il peut être tenté de dire que ce n’est pas transparent. (…) Suite à une étude diagnostique, la Banque mondiale a décidé d’accompagner le Burkina dans la modernisation de son cadastre minier » a expliqué le secrétaire général.

Le coût de cette modernisation est de 1,5 milliard de F CFA. Et pour permettre aux consultants de bien parachever le processus, le ministre des mines et des carrières a pris la décision de suspendre pour une période de deux mois (du 1er décembre 2017  au 31 janvier 2018) les activités de gestion des titres miniers et des autorisations. Le taux d’exécution physique et financière est de 90%.

Avec la modernisation du cadastre, le Burkina pourra désormais disposé de données claires, fiables et concrètes sur sa cartographie minière. Aussi, il s’agira d’assurer le payement convenable des taxes tout en ayant des tracées précises. Par ailleurs, le cadastre minier sera connecté sur Internet de sorte à permettre aux usagers d’avoir des informations rapides et fiables.

A ce jour, le cadastre minier fait état de : 54 autorisations permanentes de substance de carrière, 765 permis de recherches, 27 permis d’exploitation semi-mécanisée, 16 permis d’exploitation industrielle dont 12 mines en exploitation et 4 projets qui entreront bientôt en phase de production.

Pour le journaliste, Elie Kaboré, président de l'Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso, cette activité s’inscrit dans sa logique de suivi des actions du gouvernement concernant certains aspects du secteur minier. 

« Le constat qui se dégage est que le gouvernement est vraiment engagé sur le chemin de la modernisation du cadastre. Ce que nous avons pu voir est que les acteurs prennent en compte les exigences de la norme Itie (Initiative pour la Transparence des Industries Extractives du Burkina Faso), c'est-à-dire que maintenant, on aura une traçabilité depuis la demande du permis, l’octroi, la fin du permis jusqu’aux différents transferts. On a vu aussi qu’ils prévoient un aspect publication des titres miniers ce qui veut dire que depuis l’extérieur on pourra savoir sur quel espace, qui détient quel titre et sur quelle superficie » a  fait savoir Elie Kaboré.

Le ministère des mines et des carrières a salué l’initiative des journalistes et s’est dit prêt à honorer d’autres sollicitations venant de la part de l’AJM-BF.

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