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Le jardin maraîcher de Kiembara

ECONOMIE

La phase 3 du Programme national de gestion des terroirs (PNGT-2) tire à sa fin au mois de décembre prochain. Par devoir de redevabilité, les responsables du programme sous l’impulsion du réseau Initiative des journalistes africains pour la coopération et le développement (IJACOD), ont permis à une quinzaine de journalistes, de toucher du doigt les réalisations entrant dans le cadre de ce programme. Du 26 février au 2 mars 2018 donc, les hommes et femmes des médias ont parcouru trois régions du Burkina, occasion pour eux de faire le constat des réalisations et d’échanger avec les bénéficiaires.


Située à 45 Km de Boussé, chef-lieu de province, Kiembara est la commune qui accueille la première étape de cette caravane de presse. Au cours de sa troisième phase, les financements du PNGT-2 ont permis à la commune de Kiembara de construire 16 boutiques dans les marchés, de reboiser 1,5 ha, de réaliser 117 fosses fumières et de construire une aire d’abattage. Le tout pour un montant total de 48.693.930 FCFA.

 

Joséphine Niamoukara est maire de la commune de Kiembara depuis 2006, une localité située dans la Province du Sourou. Pour elle, le PNGT-2 est un programme très important pour les collectivités territoriales. «Regardez bien, ce sont les 120 femmes actives qui ont exprimé le besoin de jardinage. Et tout cela, c’est grâce aux efforts des populations, de la commune et du PNGT-2. Nous espérons que les bailleurs du programme renouvelleront leurs engagements. Car l’appétit vient en mangeant», a exprimé le maire sur le site maraicher de Kiembara. Selon le maire, la mise en œuvre de ce projet a permis d’améliorer l’assiette fiscale de la commune par le biais des taxes prélevées auprès des productrices.

En effet dans ce jardin, l’on y cultive du chou, de l’oignon, de la salade, de l’aubergine, etc. Ici, plusieurs femmes sont à pied d’œuvre pour leur récolte à l’image de Guinso Djongueende occupante d’un espace. «Chaque année, nous cultivons pour aider nos maris dans le foyer. Nous gagnons beaucoup de bénéfices. Le problème qui persiste est celui du manque d’eau notamment pendant la campagne sèche, malgré les forages et les 4 bassins hydrauliques construits», confie dame Djongueende. Tout comme elle, les femmes rencontrées sur le site estiment que cette occupation leur procure énormément de bienfaits. Sœur Amélie Dakuyo est également propriétaire d’un espace sur ce site maraicher. Elle estime qu’il y a beaucoup de changements dans les familles du point de vu alimentation. «Les femmes arrivent à nourrir leur famille et elles vendent le reste de leur récolte», témoigne la sœur. Toutefois, Amélie Dakuyo fait remarquer que l’écoulement des récoltes est difficile pour les femmes à cause de l’enclavement de la localité. D’où son invite à l’endroit des partenaires techniques et financiers pour une autre phase du PNGT-2.

A Bondoukuy dans la Boucle du Mouhoun, plusieurs autres réalisations dont une vingtaine de boutiques à la gare routière de la ville. D’un coût global de 24.864.210 FCFA, ce microprojet selon Lassanou Kazaoua, maire de Bondoukuy, à améliorer considérablement l’assiette fiscale de la commune. «Avant, on était dehors au bord de la route, bravant tous les dangers de la circulation routière. Maintenant, je me débrouille bien grâce à ma boutique construite. Je vends des gâteaux et ça marche assez bien. La gare nous aide énormément. Je paye 5.000 FCFA par mois seulement», confie Sali Fofana, détentrice d’une boutique à la gare routière de Bondoukuy.

L'école de Karangasso Vigué

A Karangasso Vigué dans la région des Hauts-Bassins, enseignants, parents d’élèves et élèves sont fiers de bénéficier de nouvelles infrastructures sous la conduite du PNGT-2 phase 3. Ce sont au total 12 salles de classes qui ont été construites par les autorités communales grâce à l’appui du programme. «Nous exprimons d’abord le besoin. Le PNGT appuie ensuite la mairie nous vient en aide… Nous avons constaté une amélioration considérable du taux de scolarisation et de maintien des enfants à l’école», témoigne Sié Séraphin Kam, directeur de l’école de Karangasso Vigué. Selon les différents acteurs rencontrés, le développement durable passe nécessairement par une croissance forte à la base, à laquelle participent activement les communautés locales. Pour cette raison, l’ensemble des élus locaux estiment que ce programme est plus que salutaire pour impulser le développement des collectivités territoriales.

Il faut préciser que l’accompagnement du PNGT se fait en amont et en aval. En effet, les populations expriment le besoin, soumettent leur projet à travers les collectivités territoriales qui les reçoivent ensuite le financement des PTFs. Le financement est géré par le PNGT qui assure le suivi-évaluation des réalisations des infrastructures et le renforcement des capacités des bénéficiaires. En effet l’un des objectifs de cette phase 3 du PNGT-2 (2013 à 2018), est de renforcer les capacités des communautés rurales et des structures décentralisées pour la mise en œuvre des plans locaux de développement qui favorisent la gestion durable des terres, des ressources naturelles et les investissements rentables au niveau des communes.

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