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ECONOMIE

La ministre en charge de  l’Economie numérique Hadja Ouattara/Sanon a indiqué jeudi, que la mise en place d’un identifiant unique de la personne au Burkina Faso,  permettra de centraliser les données et d’opérer des économies.

«La création tout azimut d’identifiant dans plusieurs secteurs, des numéros d’identité nationale, de passeports, de matricules des universités et écoles, des carnets de santé, de cartes de sécurité, de comptes bancaires, des  matricules des fonctionnaires et employés du privé, des numéros de téléphone...  ne sont pas de nature à faciliter la gestion des bases de données et mieux encore le croisement des bases de données », a affirmé la ministre Mme Hadja Ouattara.

La ministre en charge du développement de l’Economie numérique s’exprimait jeudi à Ouagadougou,  à l’ouverture des travaux d’un atelier national, sur l’identifiant unique électronique de la personne. Elle a signalé que la rencontre intitulée « Mise en place d’un identifiant unique électronique de la personne au Burkina »  est une opportunité pour les burkinabè,  de s’inspirer de l’expérience d’autres pays tels que le Rwanda, l’Inde et l’Estonie.

Pour Mme Hadja Ouattara, ces 48 h d’échanges constituent un  début de recherche de politique adéquate pour aboutir à une feuille de route consensuelle pour le développement du pays. Pour elle, l’intérêt de la mise en place  de l’identifiant unique permettra,  de centraliser via une seule base de données, l’ensemble des éléments d’identification des personnes (nationaux, résidents et passagers.)

De son avis, l’identifiant unique va permettre également de réaliser des économies substantielle, car signale-t-elle, la revue des listes électorales, à elle seule, a coûté environ 7 milliards de FCFA  au budget national.

«La mise en place de l’identifiant unique à travers une seule base de donnée consolidée éviterait à l’Etat la répétition de la révision des listes électorales et par conséquent d’économiser d’énormes moyens qui pourraient être affectés à d’autres secteurs», a soutenu Mme Ouattara.

La ministre a expliqué,  qu’au regard de l’expansion démographique dans les sociétés, l’identifiant unique demeure de nos jours, un outil de sécurité, de transparence et de développement économique.

Le représentant du chef de l’Etat et ministre d’Etat auprès de la présidence du Faso, Simon Compaoré a souligné que les technologies  de l’information et de la communication(TIC) sont en passe,  de s’imposer comme un élément nécessaire et indispensable dans les secteurs de la vie humaine. A entendre M. Compaoré, leur usage est source de développement et de prospérité pour des peuples comme le nôtre. «Conscient donc des opportunités qu’offrent les TIC, le Burkina Faso s’engage à en faire usage dans la maîtrise des questions identitaires, de l’état civil et des mouvements des populations sur le territoire », a- t-il confié.

Agence d’Information du Burkina

 

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