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Burkina: 110 508 candidats à la conquête du BAC premier diplôme universitaire
Turquie: les militaires «meneurs» du putsch raté condamnés à la prison à vie

ECONOMIE

La table ronde de Paris, tenue les 7 et 8 décembre dernier, devrait permettre de partager la nouvelle vision de développement du Burkina Faso avec l’ensemble de ses partenaires et d’obtenir leur adhésion pour la mobilisation des 36% de financements extérieurs nécessaires à la mise en œuvre du Plan national pour le développement économique et social (PNDES). Après cette étape réussit avec « brio », place maintenant à la mise en place du cadre institutionnel qui permettra de mettre en œuvre cet ambitieux plan du gouvernement Thiéba.



L’objet de cette conférence de presse du 19 décembre 2016 était non seulement pour le Premier ministre Thiéba de faire le bilan de la rencontre de Paris mais également de dévoiler le reste du processus aux hommes des médias. D’entrée, le Premier ministre a précisé que « notre ambition n’était pas de revenir de Paris avec des chèques ou de la liquidité ». L’essentiel pour Paul Kaba Thiéba était d’obtenir un engagement des Partenaires techniques et financiers pour accompagner son gouvernement dans la mise en œuvre du PNDES.

Au total, ce sont 800 participants provenant de pays amis, d’institutions publiques multilatérales et bilatérales, du secteur privé national et international, ainsi que de la société civile qui ont pris part à ce rendez-vous, alors qu’il en était attendu 300. Toute chose qui a permis d’enregistrer des intentions de financements publics et privés de 18.414 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 330% contre un financement recherché au départ de 5.570 milliards FCFA.

Après ce succès, le prochain défi du gouvernement du Burkina Faso sera de travailler à la matérialisation des engagements. «Il s’agit pour nous, dans un bref délai, de préparer des dossiers et d’entrer immédiatement en contact avec chaque partenaire en vue de remplir les conditions préalables pour le décaissement des montants promis. Ce n’est qu’après ce travail qu’il sera aisé de connaitre la nature des financements, qu’il s’agisse de dons, d’appuis budgétaires, de prêts concessionnels ou de projets à réaliser dans le cadre du partenariat publique-privé», indique Paul Kaba Thiéba.

«Burkina Faso is back end open for the business»

Afin donc d’accélérer le processus, tous les projets structurants n’ayant pas encore atteint un niveau de maturité feront l’objet d’un processus accéléré de réalisation des études de faisabilité. « A cet égard, nous avons abondé le Fonds national des études de préparation des projets et programmes au cours de cette année 2016. Le Fonepp recevra une dotation budgétaire de cinq milliards FCFA en 2017 », a indiqué le chef du gouvernement.

A cela s’ajoute l’adoption d’un décret par le conseil des ministres en novembre dernier et qui consacre un ancrage institutionnel « fort ». Puisqu’il sera mis en place un comité national de pilotage du PNDES piloté personnellement au plus haut niveau par le Premier ministre, par ailleurs président des différents organes créés à cet effet. A ce dispositif institutionnel, s’ajoute le secrétariat permanent du PNDES rattaché au Premier ministère. C’est l’organe administratif et technique qui fonctionnera à temps-plein et qui est chargé de la coordination de l’ensemble du dispositif de suivi-évaluation.

Les différentes attaques terroristes dont a été victime le Burkina n’émousseront pas les nouveaux bâtisseurs du régime Roch Kaboré. Pour Paul Kaba Thiéba, « les ennemis du Burkina Faso veulent détruire notre modèle de société et notre démocratie. Chaque fois qu’ils sentent que nous sommes en train de gagner la victoire dans la lutte pour le bien-être de nos populations, ils relancent leur manœuvre de déstabilisation. Nous en avons conscience  et c’est pourquoi le peuple burkinabè est et restera debout pour défendre la sécurité des biens et des personnes et l’intégrité du territoire national ». Pour rassurer les partenaires, le M. Thiéba ajoute que « Burkina Faso is back and open for the business ».

Abel Azonhandé

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