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ECONOMIE

La conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement s’est tenue le 19 novembre 2018 au siège de l’institution. Au programme, le lancement du rapport 2018 sur les pays les moins développés sous le  thème : «L’entreprenariat au service de la transformation structurelle : changer de cap». A Ouagadoudou, cette conférence a été présidée par le ministre de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle Smaïla Ouédraogo.

Le Burkina a accueilli la cérémonie de lancement du rapport 2018 sur les pays les moins avancés. De ce rapport, il est ressorti que 47 pays y compris le  Burkina  sont désignés par l’ONU dans la catégorie dite des PMA (pays les moins avancés). Deux types d’entrepreneurs sont distingués dans ces PMA. Les entrepreneurs par choix et ceux par nécessité. Au Burkina, le taux de mortalité élevé des petites et moyennes entreprises est lié au second type d’entrepreneurs puisque ceux-ci sont plus nombreux.
Cette année, le rapport  selon Bineswaree Bolaky, économiste à la division de l’Afrique des pays les moins avancés, est riche en information sur la manière dont les entreprises sont créées et se développent dans les 47 pays les plus défavorisés du monde et, l’ensemble de ces pays comptent plus d’un milliard d’habitants (soit 13 % de la population mondiale).

Faisant mention du rapport, le ministre a fait savoir qu’il est un outil de travail. «C’est un rapport qui permet d’avoir un diagnostic sur la situation de chaque pays en Afrique de façon générale et de façon particulière sur  l’avenir de l’entreprenariat parce qu’aujourd’hui, nous sommes conscient que seuls les emplois formels pour ne pas dire de l’administration publique ne peuvent pas venir à bout des résiliences des millions de personnes qui vivent sans emplois et sans revenus dans nos pays. L’entreprenariat est un des outils qui jusqu’à ce jour a montré ses preuves parce que on peut s’auto employer comme on peut également être à l’origine de d’emploi de plusieurs personnes. De ce fait, nous avons opté de faire de la promotion de l’auto –emploi, une alternative à la lutte contre le chômage des jeunes. Une option qui permettra aux jeunes de mettre leur énergie au service de la transformation économique et sociale de notre pays»,  a-t-il laissé entendre.

Pour Bineswaree Bolaky, il faut mettre en place des politiques industrielles pour créer plus d’emplois salariés dans le secteur formel et absorber tous les entrepreneurs par nécessité. «Une fois que cela est fait, on peut mettre en place des politiques sur ce qu’on appelle des entrepreneurs par choix, ceux qui veulent entreprendre  pour créer de nouvelles entreprises innovantes qui peuvent amener plus de croissance économique et aider le Burkina à devenir une économie plus moderne».
L’option de promouvoir les opportunités d’auto-emploi pour les jeunes et les femmes d’après Smaila Ouédraogo, est matérialisée non seulement par l’engagement d’un processus de réforme du dispositif  institutionnel de financement des projets des jeunes mais aussi, par la mise en œuvre d’initiatives et actions de renforcement de la dynamique de création d’emplois.
 

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