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Burkina: le bilan actualisé de l'attaque de Koutougou est de 24 militaires tués, 5 disparus et 7 blessés
Burkina: 40 terroristes tués après l’attaque de Koutougou (AIB)

ECONOMIE

La Banque mondiale a dévoilé aujourd’hui un nouveau plan conçu pour aider les pays d’Afrique à renforcer leur capital humain. Le but est de permettre à la jeunesse africaine de grandir dans des conditions optimales, en bonne santé et en maîtrisant les compétences nécessaires pour s’imposer dans une économie mondiale en pleine transformation numérique.

L’Afrique subsaharienne se place actuellement dans le bas du classement de l’indice de capital humain établi par la Banque mondiale pour mesurer la qualité des investissements dans la prochaine génération de travailleurs d’un pays. En cause, des taux élevés de mortalité et de retard de croissance ainsi que l’inadéquation des performances scolaires aux attentes du marché de l’emploi, deux facteurs qui rejaillissent directement sur la productivité des économies.

Soucieuse d’aider les pays à inverser cette tendance, la Banque mondiale a élaboré un Plan pour le capital humain en Afrique, dans lequel elle fixe des objectifs ambitieux à l’horizon 2023. Ce plan vise notamment à faire reculer de manière drastique le taux de mortalité infantile pour sauver 4 millions de vies, éviter à 11 millions d’enfants de souffrir d’un retard de croissance et améliorer de 20 % les résultats scolaires des filles et des garçons. La concrétisation de ces objectifs pourrait améliorer l’indice de capital humain de l’Afrique et augmenter de 13 % la productivité de la future génération de travailleurs. 

« En plus d’être fondamentalement injuste, le fait d’empêcher un enfant d’exprimer tout son potentiel compromet la croissance future des économies, puisque les capacités des travailleurs seront bridées », explique Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, à l’occasion du lancement du plan, pendant les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI. « Si l’ensemble de la population d’Afrique subsaharienne était en bonne santé et bénéficiait d’une éducation de qualité du préscolaire jusqu’au secondaire, le PIB par travailleur de la région serait 2,5 fois supérieur à son niveau actuel. »

Le Plan pour le capital humain mise aussi sur l’émancipation des femmes pour lutter contre les mariages précoces et les grossesses chez les adolescentes. « Le taux de fécondité des adolescentes en Afrique subsaharienne s’établit à 102 naissances pour 1 000 filles âgées de 15 à 19 ans, soit le triple de l’Asie du Sud. Cette situation est préjudiciable pour ces très jeunes mères et leurs enfants, mais aussi pour la croissance économique », ajoute Hafez Ghanem.

Lors de son prochain cycle de financement, la Banque mondiale entend augmenter de 50 % ses investissements dans le capital humain en Afrique. Cet engagement se chiffrera à 15 milliards de dollars sur les exercices 2021-23, sous la forme de dons et de financements concessionnels. La Banque mondiale investira ces fonds de manière stratégique pour lever les contraintes structurelles au développement du capital humain. Elle s’attachera par ailleurs à exploiter tout le potentiel de la technologie et de l’innovation pour changer la donne, et à prévenir et réparer les atteintes au capital humain dans les environnements fragiles et en conflit.

La Banque mondiale aide déjà les pays à élaborer des stratégies pour investir plus et mieux dans leur capital humain : 23 États africains, qui représentent ensemble plus de 60 % de la population du continent, font partie de la cinquantaine de pays qui ont adhéré au Projet sur le capital humain lancé par la Banque mondiale, s’engageant ce faisant à accélérer leurs programmes d’investissement dans ce domaine.

« Les pays convertis au Projet sur le capital humain s’affranchissent des modèles traditionnels d’investissement dans les populations et, grâce à une meilleure coordination au sein des gouvernements, s’emploient à offrir le meilleur environnement possible pour favoriser la formation du capital humain des ménages », souligne Annette Dixon, vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement humain.

 

 

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