Aujourd'hui,
URGENT
Justice: Jean Claude Bouda recouvre la liberté 5 mois après sa détention à la Maco. 
Burkina:  18 Burkinabè meurent dans un accident à l'entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire (conseil des ministres).       
Mali: plus de 100 djihadistes libérés en vue d’un échange pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et Sophie Pétronin (AFP).
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).
Burkina: le Premier ministre appelle à la mise en place d’un «système de commande publique efficient».

ECONOMIE

Le Centre d'études et de recherche appliquée en finances publiques (CERA-FP) fait une analyse citoyenne du projet de loi de finances rectificatives 2020. Dans cette analyse rendu publique le 10 juillet dernier, le CERA-FP fait des propositions alternatives en guise de contribution, notamment la prise en compte par le gouvernement des revendications salariales des partenaires sociaux.


L'élaboration de ce document (de 20 pages) d'analyse citoyenne du projet de budget rectificatif de l'Etat, gestion 2020 s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet "Renforcement du contrôle citoyen des politiques publiques par les OSC pour une gouvernance favorable aux populations du Burkina" selon Abdoul Y. Dembélé, président du CERA-FP. Un projet dont la mise en œuvre a été possible grâce à un consortium de trois OSC. Notamment le Spong, Orcade et CERA-BF.
Cette analyse selon Abdoul Dembélé, vise donc à susciter le débat citoyen autour de l'examen et du vote du budget rectificatif de l'Etat ; exécuter le contrôle citoyen du budget et à faire des propositions alternatives sur les priorités, les recettes et dépenses du budget rectifié en lien avec la réalisation des droits sociaux, économiques et culturels des populations.

De l'analyse, il ressort que le contexte qui a prévalu à l'élaboration et à la mise à la soumission du projet de LFR 2020 par le gouvernement date de l'apparition en début mars des premiers cas confirmés à la Covid-19 au Burkina. Cependant, à la lecture du projet de texte de loi de finances rectificative 2020, il ressort que la plupart des dispositions modificatives concernent la période du 1er avril au 30 juin 2020. En outre, le projet de LFR 2020 n'a été adopté par le Conseil des ministres que le 17 juin 2020, soit environ trois mois et demi plus tard. Ce qui fait dire au CERA-FP que "cela dénote de la lenteur dans la réaction du gouvernement. Alors que l'urgence de la situation a amené le gouvernement à exécuter la plupart des décisions modificatives par décrets d'avances et arrêtés d'annulations de crédits à travers l'exercice du pouvoir de régulation du ministre en charge des Finances."

Le projet de budget rectifié de l'Etat, gestion 2020 soumis à l'Assemblée nationale pour examen et adoption est arrêté en recettes à 2.038,85 milliards FCFA et à 2.507,62 milliards FCFA en dépenses avec un déficit budgétaire de 468,778 milliards FCFA. (Ce gap de financement sera entièrement couvert en faisant recours aux emprunts obligataires selon le gouvernement). L'option du gouvernement de faire recours aux emprunts obligataires qui est une procédure consistant à faire appel à l'épargne des entreprises et des ménages n'est pas réaliste selon le CERA-FP. Pour le centre, les perspectives de récession économique envisagées (6,3% à 2%) pour l'année 2020 du fait de la Covid-19 ont un impact sur le chiffre d'affaires des entreprises et le pouvoir d'achat des ménages. Cette situation selon l'analyse pourrait donc entraver sérieusement l'opération de mobilisation de ressources par le gouvernement à travers le mécanisme des emprunts obligataires. Pour le CERA-FP, il aurait été plus judicieux de contracter certaines dépenses budgétaires moins prioritaires afin de réduire considérablement le besoin de financement.

Prendre en compte des revendications salariales des partenaires sociaux

En termes de recommandations, le CERA-FP suggère l'anticipation et la diligence du gouvernement dans l'élaboration des projets de loi de finances rectificatives ; le renforcement de contrôle parlementaire des projets de LFR ; assurer une meilleure identification des bénéficiaires de la faveur fiscale concernant l'exemption de la contribution des micro-entreprises ; la contraction de certaines dépenses moins prioritaires afin de réduire considérablement le déficit budgétaire ; la prise en compte des revendications salariales des partenaires sociaux en vue d'éviter une éventuelle paralysie des services publics ; une gestion rigoureuse des ressources en faveur de la protection sociale afin qu'elle parvienne aux bénéficiaires réels avec la prise de mesures dissuasives contre les agents indélicats etc.

   

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