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Le dalot de Rimkièta en cours de réalisation

ENVIRONNEMENT

Le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé, en compagnie d’une forte délégation a visité ce vendredi 29 décembre 2017 plusieurs infrastructures d’assainissement et de gestion des déchets dans la ville de Ouagadougou. Lesdites infrastructures qui seront réceptionnées en 2018 ont été réalisées dans le cadre du projet d’assainissement des quartiers périphériques de Ouagadougou. D’un coût total de 28 milliards de F CFA, ledit projet a été conjointement financé à hauteur de 25 milliards par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD), de 2 milliards par le gouvernement burkinabè et de 1 milliard par la commune.

4 chantiers ont été lancés par ce projet qui est piloté par l’agence municipale des grands travaux: l’aménagement du marigot du Mogho Naaba en canal sur 4,2 km et l’assainissement pluvial de trois zones inondables (ex secteur 16,19 et 24) ; l’extension du centre de tri et de valorisation des déchets ; la construction et la réhabilitation  d’une vingtaine de centres de collecte et de tri ; et la construction du dalot du quartier Rimkièta.

C’est à pas de course que l’édile de la capitale burkinabè et ses partenaires ont constaté de visu les avancées des travaux. Un satisfecit global sur le terrain au vu du taux d’achèvement individuel et global qui est de 67%. La réalisation du canal de Mogho Naaba et ses infrastructures connexes est à un taux d’achèvement de 55%, le dalot du quartier Rimkièta est à 77%, les centres de tri et de collecte à 60%, l’extension du centre de traitement et de valorisation des déchets est à 98% et sa réception provisoire est prévue pour janvier 2018.

« Ces chantiers innovants vont améliorer la vie de la population en ville, en particulier par l’assainissement pluvial et la gestion des déchets, deux problématiques majeurs des périphéries de la ville qui sont devenues un des objectifs prioritaires de la mairie » a indiqué l’agence municipale des travaux publics. 

Une vue partielle du canal du Mogho Naaba en construction

En ce qui concerne la gestion des déchets, le projet va permettre de doter la commune de 21 nouvelles cellules d’enfouissement des déchets  au sein du centre de traitement et de valorisation des déchets. Chacune des cellules a une capacité d’absorption de 28 000 tonnes de déchet. La durée de vie de ces cellules est estimée à une quinzaine d’années. Toujours dans le registre de la gestion des déchets la construction de 20 nouveaux centres de collecte et de de tri et la mise aux normes des 35 centres existants permettra de réduire la quantité de déchets enfouis dans les cellules. Ainsi selon les estimations des techniciens, ces centres pourront réduire de 15% la quantité des déchets destinés à l’enfouissement. Pour le maire de la ville de Ouagadougou, voir sa ville maîtriser d’ici 2018 la gestion des déchets tout en réduisant les risques d’inondations n’est que salutaire surtout que ces réalisations cadrent avec le programme municipal.

« Nous avons maintenant beaucoup plus d’espaces pour traiter les ordures de la ville de Ouagadougou mais cela seul ne suffit pas. Il faut la participation de tous les citoyens parce que la salubrité de la ville commence d’abord  dans notre concession et devant nos portes. Si chez nous c’est salubre, il ne revient qu’à la collectivité de s’organiser pour enlever ses ordures et de les amener vers les lieux d’enfouissement. Ces nouvelles cellules vont contribuer grandement à résorber le problème d’insalubrité (…) Le risque d’inondation 0 n’existe nulle part au monde mais se préparer et faire en sorte que s’il y a des pluies exceptionnelles, les canaux qui sont faits puissent résorber ces eaux de pluie afin que les concessions ne soient pas touchées » a  fait savoir le bourgmestre de Ouagadougou.

Quant au principal bailleur du projet, hors mis quelques difficultés rencontrées dans la réalisation des centres de collecte et de tri, le satisfecit est au rendez vous.

« A la date d’aujourd’hui, nous marquons notre satisfaction quant à l’exécution des travaux. Nous sommes à plus de 67% du taux physique d’exécution pour un taux de décaissement au delà de 65%. La clôture du projet est prévue pour le 31 mai 2019 donc il y a au moins plus d’une année laissée à l’exécution des travaux. Donc quand je vois ce rapport là avec le rythme des travaux qui se fait actuellement, naturellement, nous ne pouvons qu’être satisfaits » a affirmé Georges Rohoussou, chargé principal des opérations à la Bad-Burkina.

Avec la finition de ces infrastructures, le maire a indiqué que Ouagadougou présentera un nouveau message et toute la ville sera prête pour relever les autres défis qui l’attendent : « Ouagadougou est désormais en mouvement. Nous avons pris un temps pour comprendre la ville mais maintenant la ville est prête à bouger à travers les chantiers qui viendront améliorer la vie des Ouagalais ».

Notons que le projet a démarré en novembre 2013 pour une durée de 4,5 ans. La date de clôture initialement prévue pour juin 2018 a été prorogée au 31 mai 2019.

 

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