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Burkina: le gouvernement octroie aux travailleurs des Finances des forfaits trimestriels allant de 400 000  à 900 000 FCFA
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Sri Lanka: l'État islamique (EI) a revendiqué, les attentats qui ont fait plus de 320 victimes le dimanche de Pâques
Soudan: le président égyptien, al-Sissi plaide pour un nouveau délai accordé aux militaires
Algérie: Issad Rebrab, l’homme le plus riche d'Algérie, derrière les barreaux (RFI)

ENVIRONNEMENT

Faire barrière aux organismes génétiquement modifiés (OGM) en général et au projet de moustiques génétiquement modifiés en phase d’expérimentation dans le cadre de la lutte contre le paludisme, tels ont été les objectifs de la marche-meeting organisée le samedi 2 juin 2018 par le Collectif citoyen pour l’agroécologie (CCAE). Ce rendez-vous de Ouagadougou est le deuxième du genre, après celui organisé en 2015. L’occasion fut saisie pour le collectif d’attirer l’attention du gouvernement, par la remise d’un mémorandum au ministère de l’agriculture.  

A travers les slogans scandés et les différentes banderoles aux mains des manifestants, le message de cette marche était assez clair. « Nous comptons interpeller les autorités burkinabè sur le danger de l’aventure dans laquelle le Burkina est en train de se lancer », a déclaré Blandine Sankara, coordinatrice du collectif, organisateur de la marche. Celle-ci ne manque pas de préciser : « Après le coton OGM, on passe à l’alimentaire avec le niébé BT et au sanitaire avec les moustiques génétiquement modifiés. Nous nous demandons quels peuvent être les impacts de tout cela ».

Après avoir arpenté des artères de la ville de Ouagadougou (de la place de la Nation au rond-point des Nations-Unies)  le porte-parole du collectif, Ali Tapsoba a remis un mémorandum au ministère en charge de l’agriculture. Selon M. Tapsoba, ce document remis aux autorités politiques contient, entre autres,  leurs inquiétudes sur les OGM. Mais aussi, il s’agit d’une interpellation avec des démonstrations scientifiques à l’appui, sur les dangers auxquels sont confrontées les populations.

A en croire Ali Tapsoba, dans la mesure où « les autorités burkinabè envisagent sérieusement l’introduction du niébé BT, cela va engendrer une dépendance des communautés de base (…) les multinationales qui vont mettre la toxine dans ce BT vont contrôler la technologie et elles vont les vendre aux communautés de base ». A l’instar de ses compagnons de lutte, le porte-parole du CCAE en appelle à « plus de responsabilité ». « Nous ne pouvons pas laisser des apprentis sorciers continuer à mener des expérimentations hasardeuses et coûteuses, aux conséquences improbables pour l’homme, les animaux et l’environnement », a-t-il martelé.

Cette marche meeting a connu la participation de délégations ivoiriennes, béninoises, maliennes, sénégalaises et françaises.      

 

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