Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: la conférence internationale sur l’élimination des mutilations génitales féminines se tiendra à Ouagadougou du 22 au 25 octobre
Pays-Bas: la justice permet l’inscription «sexe neutre» sur une carte d’identité (RFI)
Djibo: plusieurs présumés terroristes s'évadent dans l'attaque de la brigade de gendarmerie de la ville ce 18 octobre dans la nuit
Coopération: Jean Yves le Drian  réaffirme le soutien de la France au Burkina dans la lutte contre le terrorisme  
Burkina: Aminata SANA/CONGO est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire  du Burkina en République Fédérative du Brésil
Afghanistan: le chef de la police de Kandahar tué à deux jours des élections
Russie: au moins 18 morts lors d'une attaque dans un collège technique en Crimée
Burkina: en 2018, les actions de soutien aux personnes vulnérables s’élèvent à 81 milliards FCFA (AIB)
Football: les Étalons font match nul 0-0 face au Botswana et perdent la première place du groupe I au profit de la Mauritanie
Burkina: l’arrimage du fichier électoral à la base de données de l’Oni inquiète toujours l’opposition politique

2- Les brigadiers phytosanitaires livrent un combat sans merci contre les chenilles légionnaires

ENVIRONNEMENT

Sitôt débutée, la campagne agricole de saison humide 2018-2019 enregistre l’apparition du redoutable prédateur des cultures : la chenille légionnaire.  Déjà présente dans plusieurs régions du pays, elle attaque principalement le maïs. Le gouvernement a déployé un plan d’actions de lutte contre ce nuisible afin d’en empêcher les ravages sur la production céréalière. En effet, en plus de la sensibilisation, le ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques  met à la disposition des producteurs, des pesticides et des appareils de traitement phytosanitaire dans le but de combattre ce nuisible des cultures. Constat dans quelques régions !

«Mon champ de maïs de trois hectares est infesté de chenilles. Et je ne suis pas le seul. En prenant en compte les champs de mes voisins, il y a environ 30 hectares de maïs ici et tout est infesté », a dit Mandé Kambou, un producteur du Sud-Ouest. C’était le 23 juin 2018 à Malba, une localité située à une quarantaine de kilomètres de Gaoua. Pour sauver son champ, a-t-il expliqué, il s’est procuré des pesticides sur la place du marché. Son voisin, Ollo Palenfo, s’est référé au chef de l’Unité d’appui technique (UAT), Sidiki Sako. De la Direction régionale  de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques du Sud-Ouest, il a bénéficié de 20 litres de pesticides homologués pour la lutte contre la chenille légionnaire. « Avec les producteurs voisins, nous allons nous concerter et pulvériser nos exploitations en même temps. Si l’un de nous traite son champ et son voisin ne le fait pas, la chenille va demeurer », prévient Ollo Palenfo.

A Bapla dans la Bougouriba, Zoubador Somé n’a pas attendu un appui en pesticides du ministère en charge  de l’Agriculture.  Dès qu’il a constaté la présence de chenilles légionnaires dans son exploitation, il a acquis des pesticides pour traiter son champ. « Je me suis référé aux agents d’agriculture qui m’ont conseillé un produit. Je l’ai acheté et appliqué. Pour le moment mon maïs présente bien, contrairement à ceux qui n’ont pas encore traité leur exploitation », a confié Zoubador Somé. Son action semble avoir  suscité un changement de comportement auprès d’autres producteurs. Judicaël Da, l’un des voisins de M. Somé veut lui emboîter le pas. « Je n’ai pas encore traité mon champ, mais je vais le faire incessamment », a confié M.Da.

Dans la région du Sud-Ouest, la chenille légionnaire est présente dans toutes les provinces, souligne Sidiki Ouédraogo, responsable de la protection des végétaux de ladite région. « Nous avons un stock de plus de trois cents (300) litres de pesticides pour lutter contre ce prédateur. Un autre stock est en cours d’acquisition. Dès que la chenille est signalée, nous intervenons sur le terrain pour enrayer sa progression », ajoute Sidiki Ouédraogo.

Des mesures pour venir à bout du prédateur

Autre région, même constat : la chenille légionnaire est bien présente dans les Cascades. A Yendéré tout comme à Nafona, les champs de maïs sont infestés par le ravageur. « Nous avons connu pour la première fois ce prédateur en juin 2017 et depuis lors, le Ministère met tout en œuvre pour minimiser son action ; cela, à travers des campagnes d’information et de sensibilisation à   la lutte contre ce nuisible », atteste le  directeur régional  de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques des Cascades, Jean Marcel Oulé.

En outre,  il a été procédé au lancement du « Projet d’appui pour la mise en place d’une stratégie de gestion durable de la chenille légionnaire d’automne (CLA) au Burkina Faso », le 28 avril 2018, à Douna dans la région des Cascades. Pour la phase pilote qui va durer dix-huit (18) mois, la mise en œuvre du Projet concerne les régions des Cascades, du Centre-Ouest et du Sud-Ouest. Financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) à plus de 130 millions de francs  CFA, il  contribuera à la mise en place de 60 Champs -Ecoles des Producteurs (CEP), destinés à la formation de 1.500 exploitants dans les zones pilotes d’intervention du Projet. Grâce à cette mise à niveau,  les  techniciens des structures d’appui-conseil et les producteurs pourront  identifier rapidement les attaques et y apporter la riposte. Le projet doit  aboutir  à la finalisation d’un  plan d’action national de gestion durable du ravageur au Burkina Faso.

Par ailleurs, dans toutes les régions du pays, des brigadiers phytosanitaires ont été formés à la lutte contre le prédateur. Le gouvernement a acquis 20.000 litres de pesticides et de nombreux appareils de traitement phytosanitaire pour des interventions efficaces.

DCPM/MAAH

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Des mots pour le dire...

Sondage

Pour enrayer la montée du terrorisme au Burkina, la France se dit disposée à lui apporter le même soutien militaire qu’au Mali. Selon cette aide est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé