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Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti

MONDE

La Cour d’appel de Niamey a rendu, le lundi 13 mars 2017, sa décision sur l’affaire de trafic international de bébés. Il en ressort que l’opposant Haama Amadou échoppe d’un an de prison ferme pour son implication dans ce trafic.



A l’ouverture du procès dans la matinée du lundi 13 mars, les avocats de l’opposant ont suspendu leur participation. Pour eux en effet, les procédures de convocation de leur client n’ont pas été respectées.

Selon Me Ali Kadri, « Hama Amadou réside en France, donc tous les actes de procédures doivent lui être envoyés en France (…) mais le juge a estimé qu’il faut examiner cette exception de nullité au fond ». Et d’ajouter, « Nous ne pouvons pas accepter de continuer un procès où, dès le départ, on sent qu’on veut nous mettre devant le fait accompli, et nous avons quitté la salle ».
Abondant dans le même sens, Me Souley Oumarou dira, « Ils veulent juger Hama et le condamner (…) ; l’objectif c’est de rendre une décision qui le rend inéligible pour les élections prochaines » devant intervenir en 2021.

Vivant en France depuis près d’un an à la suite d’une évacuation sanitaire, Hama Amadou n’a donc pas assisté à son procès. Poursuivi initialement pour « complicité », les faits qui lui sont reprochés ont été requalifiés en « recel d’enfant ».
Et voilà, le verdict est tombé : Hama Amadou est condamné à un an de prison ferme. Réagissant à cette condamnation, Me Boubacar Mossi (un autre de ses avocats) a indiqué qu’« Il y a des voies de recours et nous allons les exercer ».

Comme Hama Amadou, l’ancien ministre de l’agriculture Abdou Labo a échoppé d’un an d’emprisonnement ferme. Bien d’autres personnalités (une vingtaine), en l’occurrence des banquiers, des hommes d’affaires, un officier de l’armée, ainsi que leurs épouses ont été condamnés dont plusieurs d’entre eux à 5 ans de prison.
A noter que toutes ces personnes ont été emprisonnées et accusées d’avoir participé à un trafic de bébés qui auraient été conçus au Nigeria puis amenés au Niger via le Bénin. Elles ont ensuite été remises en liberté conditionnelle avant le déclenchement des audiences consacrées à cette affaire.