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Ouagadougou: plus de 200 blogueurs et web-activistes venus d’une quarantaine de pays sont actuellement en sommet du 22 au 23 juin
Burkina: le président du Faso a décidé d'institutionnaliser le Forum national des personnes vivant avec un handicap
Cameroun: 81 policiers et militaires tués dans la crise anglophone (RFI)
Ouagadougou: une Conférence internationale se tiendra les 9 et 10 juillet 2018 sur la mise en œuvre du PNDES 
Niger: la Cour constitutionnelle a déchu l‘opposant Hama Amadou de sa qualité de député (RFI)
Terrorisme: 146 individus activement recherchés par les forces de sécurité et de défense (officiel)
Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti

MONDE

Entamé le 18 décembre dernier, le procès de l’ancien ministre ivoirien de la fonction publique, Hubert Oulaye, sous l’ère Laurent Gbagbo a connu son verdict ce mardi 26 décembre 2017. A la barre aux côtés de son co-accusé Maurice Djiré, Hubert Oulaye et ce dernier se sont vus condamnés à 20 ans de prison sans mandat de dépôt.  

Poursuivi pour complicité d’assassinat de dix-huit personnes, dont sept soldats de l’Onu, par la cour d’assises d’Abidjan, Hubert Oulaye reconnu coupable a été condamné à 20 ans de prison.  Dans la foulée, celui-ci n’a pas manqué de marquer son indignation face à cette décision de justice. « C’est une condamnation sans preuve. C’est une condamnation politique », a-t-il réagi.

Par ailleurs durant l’audience, Mireille Kouassi l’avocate générale, avait requis la réclusion à vie pour les accusés, que sont Hubert Oulaye, et Maurice Djire. En effet, ceux-ci étaient à la barre dans le cadre de la mort de ces 18 personnes lors d’une attaque dans l’ouest de la Côte d’Ivoire en juin 2012.

Alors que les avocats de la défense promettent un pourvoi en cassation, Mireille Kouassi quant à elle confie qu’ «il ne s’agit pas d’un procès politique ». Selon cette dernière, il convient dans cette situation de s’en tenir aux faits. Car elle assure que « de manière évidente, Hubert Oulaye a fourni les moyens financiers en vue de l’installation d’une rébellion dans l’Ouest ». Par cet acte qu’elle évoque, l’avocate générale soutient que « le complice est parfois plus dangereux que l’auteur ».

A contrario c’est un sentiment amer qu’a tenu a exprimé la partie en charge de la défense de l’ex ministre. L’un des avocats, en l’occurrence Rodrigue Dadjé, « cette condamnation à 20 ans est une décision politique. Elle est plus faite pour mettre Hubert Oulaye hors d’état de nuire sur le plan politique afin qu’il ne gêne pas ». A-t-il précisé avant d’ajouter « j’ai honte de la justice ivoirienne. Le dossier est vide ». De ce fait, il estime la cour aurait dû prononcer « un arrêt de non-lieu pur et simple ».

Précisons que M. Oulaye qui a pu regagner son domicile, a par ailleurs fait deux ans de détention préventive entre mai 2015 et juin 2017. Celui-ci avait été arrêté six mois après son retour d’exil du Ghana.