Aujourd'hui,
URGENT
Burkina:  18 Burkinabè meurent dans un accident à l'entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire (conseil des ministres).       
Mali: plus de 100 djihadistes libérés en vue d’un échange pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et Sophie Pétronin (AFP).
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).
Burkina: le Premier ministre appelle à la mise en place d’un «système de commande publique efficient».
Burkina: Incarcéré à Ouaga,Jean Claude Bouda, ex ministre de la Défense obtient une «permission» d’un mois pour des soins (LeFaso.net). 

MONDE

Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) a annoncé la mort d’un de ses fondateurs dans l’incendie « suspect » de sa maison, dans la nuit de samedi à dimanche à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Une annonce faite ce dimanche 10 juin où ses camarades parlent d’acte criminel ayant entrainé d’un intrépide combattant.  

En attendant que l’origine de cet incendie soit connue, les militants de la LUCHA se posent beaucoup de questions : Que s’est-il alors passé pour que Nkululu ait trouvé la mort ? L’incendie était-il lié à un court-circuit électrique ? Une bonbonne de gaz ?

Déjà, ils privilégient la piste criminelle. C’est du moins, ce que confie Espoir Ngalukiye, un autre militant de la LUCHA à Goma, en ces termes : « Nous pensons que c’est criminel », car, précise-t-il, « Il n’y avait pas d’électricité cette nuit. Il n’avait qu’un panneau solaire. Ils avaient également fini avec la cuisson. Cela s’est passé vers minuit ». A en croire, M. Ngalukiye, « Il vivait avec sa sœur qui était à l’extérieur de la maison au moment de l’incendie. Il avait réussi à faire sortir quelques documents de valeur par la fenêtre, mais lui-même ne s’en est pas sorti ».

Selon Ghislain Muhiwa, l’un des responsables de ce mouvement des jeunes indignés basé à Goma (Nord-Kivu), « Luc Nkulula est décédé dans un incendie suspect dans sa maison, dans la nuit de samedi à dimanche ». Et d’ajouter, « Nous soupçonnons les ennemis de la démocratie et de la paix d’être responsables de cet acte lâche sur la personne de notre camarade, même si jusque-là, nous ignorons l’origine du feu ».

Sur le compte Twitter de la LUCHA, l’on a pu lire : « Tu étais l’incarnation même de notre intrépidité, de notre esprit rebelle, de notre amour sans borne pour le Congo ». Et Timo Mueller, chercheur sur la RDC à Human Rights Watch a écrit sur sa page Facebook : « Il était devenu l’une des icônes de la jeunesse congolaise ce jour du 22 décembre 2016 lorsqu’il s’est tenu debout sur un camion de police, le point levé comme pour défier la répression des manifestations par le pouvoir (contre la prolongation du mandat de Joseph Kabila, Ndlr) »

A noter que Luc Nkulula est l’un des fondateurs de la Lucha, un mouvement pro-démocratie farouchement opposé au maintien au pouvoir du président congolais Joseph Kabila, au-delà de la fin de son mandat, qui a expiré le 20 décembre 2016.

En mi-août 2016, il était le porte-parole de Lucha lors d’une audience à Goma avec le président Kabila. En effet, suite au glissement à deux reprises du calendrier électoral, la RDC vit depuis fin 2016 une crise politique aigue marquée notamment par des manifestations réclamant principalement le départ de Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat a pris fin depuis 2016. Et Luc Nkulula reste jusqu’ici l’un des rares sinon l’unique à avoir dit en face à Kabila de jeter l‘éponge. C‘était lors d’une rencontre à Goma en 2016 entre le Chef de l’État congolais et une cinquantaine de membres de la LUCHA. Arrêté à plusieurs reprises, Nkulula n‘était pas de nature à reculer devant la répression ou l’intimidation.

Source: NOTREAFRIK