Aujourd'hui,
URGENT
Italie: l'effondrement d'un viaduc à Gênes fait au moins 35 morts, selon un dernier bilan
Mali: Soumaïla Cissé rejette par avance les résultats de la présidentielle (RFI)
Burkina: Aïd El Kébir ou Tabaski sera célébrée le mardi 21 août 2018 sur toute l’étendue du territoire national (Faib)
Kongoussi: la dépouille d’une adolescente de 12 ans, recherchée depuis 5 jours, repêchée dimanche du Lac Bam, la tête amputée (AIB).
Cameroun: 7 soldats formellement identifiés dans la vidéo d’exécutions de deux femmes et leurs enfants arrêtés (RFI)
RCA:  trois groupes d’ex-Seleka annoncent une alliance au nom de la paix
Burkina: 4 gendarmes et un civil tués dans l'explosion d'une mine artisanale dans l'Est du pays (AIB)
Soudan du Sud: le président Salva Kiir amnistie Riek Machar et des groupes armés (RFI)
Diplomatie: la Colombie reconnaît officiellement l’Etat de Palestine
Burkina: les inondations ont causé 4922 sinistrés et 7 décès du 1er mai au 7 aout 2018 (Ministère de la Solidarité nationale)

Photo: RFI

MONDE

Au Cameroun, les soldats impliqués dans la vidéo montrant les exécutions sommaires de deux femmes et leurs enfants dans l'extrême nord du pays auraient formellement été identifiés. Ils sont au nombre de sept, ont été mis aux arrêts et sont désormais entre les mains de la justice militaire. Cette vidéo avait circulé sur les réseaux sociaux et suscité l'émoi au niveau international. Les autorités camerounaises avaient commencé par nier son authenticité, avant d'ouvrir une enquête.

Le communiqué du gouvernement, signé du ministre de la Communication, donne les noms et les grades des soldats impliqués dans cette vidéo. Sept personnels militaires finalement rattrapés par leurs actes et mis à la disposition de la justice au terme d’une enquête prescrite par le président Paul Biya, précise le communiqué.

En juin 2018, la diffusion de cette vidéo via les réseaux sociaux avait suscité un grand émoi auprès du public. On y voit deux femmes, présentées comme ayant été capturées dans un assaut contre les jihadistes de Boko Haram, l’une tenant une fillette dont l’âge a été estimé entre cinq et sept ans et l’autre portant un bébé dans le dos. Elles sont conduites au bout d’une piste par des hommes en tenue militaire et sont sommées de se mettre à genoux. Les soldats recouvrent ensuite leur tête de foulards, avant de les fusiller à bout portant. Les quatre victimes sont tuées net, même le bébé.

Face à la vague d’indignation suscitée par cette vidéo, le gouvernement avait dans un premier temps vigoureusement démenti et disculpé la responsabilité d’éléments de l’armée camerounaise. Un mois plus tard, cette position n’est donc plus d’actualité, le gouvernement parle d’exactions inacceptables perpétrées par des soldats égarés.

Source: RFI