Aujourd'hui,
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Burkina: la Coodination des syndicats du ministère de l'économie et des finances (CS-MEF) empêchée de tenir son piquet de grève (CGT-B)
Mali: au moins douze morts à Boulikessi, près du Burkina Faso (RFI)
Afrique: le Zimbabwe a postulé pour rejoindre le Commonwealth qu’il avait quitté au début des années 2000
Burkina: Human Rights Watch dénonce des meurtres commis par des terroristes et l’armée burkinabè(rapport)
Burkina: un soldat de la GSPR tue sa copine avant de se suicider, une enquête ouverte par la gendarmerie 
Basnéré (Soum) : un catéchiste et son épouse enlevés dimanche 20 mai 2018
Niger: 17 morts lors d’une attaque à Aghay, près de la frontière malienne (RFI)
Hadj 2018: le délai des inscriptions prolongé à la fin du Ramadan (communiqué)
Galian 2018:  Dabadi Zoumbara des Editions Le Pays «super» lauréat 

Alioun Zanré, le procureur militaire

POLITIQUE

Le présumé cerveau de l'attaque de la poudrière de Yimdi, le sergent-chef Aly Sanou est attendu ce samedi 1er avril 2017 à la barre du tribunal militaire de Ouagadougou. Il sera entendu avec le sergent Ollo Stanislas Sylvère. Ces deux derniers accusés à être attendus sont poursuivis pour complot militaire, désertion à l'étranger en temps de paix, vol aggravé, détention illégale d'armes à feu et de munitions, violences et voies de fait sans incapacité totale de travail (ITT).

Ce vendredi 31 mars 2017, à la fin de l'audience, le tribunal avait entendu au total 19 accusés, sur 22 au total. Aujourd'hui, six accusés sont passés s'expliquer devant le tribunal : les soldats de première classe Abou Ouattara et Salfo Kosporé, les sergents-chefs Laoko Mohamed Zerbo et Roger Koussoubé allias le Touareg, l'adjudant Kossé Ouékouri et Sabkou Yago, le seul civil du groupe qui est poursuivi pour recel de malfaiteurs.

« Nos vies étaient menacées »

Les sergents-chefs Laoko Mohamed Zerbo, Roger Koussoubé et l'adjudant Kossé Ouékouri, deux éléments de l'ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP) sont eux poursuivis pour désertion à l'étranger en temps de paix. 

Pour ces derniers, ils ont fui le pays parce que leur vie était menacée, surtout après le coup d'état manqué et l'assaut sur le camp Naaba Koom, la base du RSP.

A titre illustratif, Roger Koussoubé a indiqué qu'il était menacé et qu'il a entendu dire qu'il y avait des mercenaires qui étaient à Ouagadougou pour les éliminer. « On a même tiré sur ma voiture », assure-t-il. Raison pour la quelle il  a préféré se réfugier en  Côte d'ivoire.

Il a même confié avoir contacté Souleymane Ouédraogo, allias Basic Soul artiste musicien et membre du Balai Citoyen, et Safiatou Zongo Lopez du Cadre de concertation des organisations de la société civile, afin qu'ils calment les jeunes qui voulaient incendier sa maison.

Outre cela, l'accusé a dit ne pas comprendre pourquoi on l'a surnommé le Touareg. Il a réfuté ce pseudonyme et a laissé entendre qu'on ne la jamais surnommé ainsi au RSP.

Apprenti Gbaka

En ce qui le concerne, Laoko Mohamed Zerbo reçu des SMS de menace. Il en aurait informé sa hiérarchie. Mais aucune action de protection n'aurait été prise à son endroit. Et c'est donc pour éviter quon ne l'assassine qu'il a pris la direction de la Côte d'ivoire. 

Son avocat, Me Michel Traoré a demandé  au tribunal d'auditionner la hiérarchie de son client pour confirmer ses dires. « Si quelqu'un vous dit que j'ai été menacé et que j'ai informé la hiérarchie, le minimum c'est d'appeler la hiérarchie pour demander si ce type dit la vérité. C'est ce qu'on devait faire pour la manifestation de la vérité. Cela n'a jamais été fait. On se contente seulement de dire qu'il a franchi la frontière sans préciser les conditions dans lesquelles il l'a fait. En termes militaires, on dit que le compte-rendu libère le subordonné et engage la responsabilité de sa hiérarchie. En rendant compte qu'il était menacé, il s'est libéré », martèle  Me Traoré.

Sur la requête de la défense d'entendre la hiérarchie du sergent-chef Zerbo, le président du tribunal a laissé entendre qu'il le fera en cas de nécessité.

Notons que selon les explications de l'accusé, il a fait 16 mois en Côte d'Ivoire et pour subvenir à ses besoins, il était un apprenti Gbaka, (minibus dans le jargon ivoirien). 

Ce qui est déplorable selon son conseil car ce n'est pas de gaité de coeur qu'un sergent- chef de l'armée burkinabè laisse derrière lui femme et enfants pour aller souffrir de la sorte dans un autre pays.

Ce samedi 1er avril, outre l'interrogatoire de Aly Sanou, le tribunal écoutera les témoins cités par les différentes parties.  

  

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