Aujourd'hui,
URGENT
Education: le Burkina et la Coopération suisse signent ce 27 avril deux accords de financement d’un montant de 12 milliards de FCFA.
Banankeledaga : le bacillus anthracis responsable de la mort d’une soixantaine de bœufs le 18 avril dernier (MRAH).
Fonction publique : au total 22 755 postes à pourvoir dont 4 278 pour les concours professionnels.
Fonction publique: 11 096 postes à pourvoir pour les concours directs.
Fonction publique: 7 381 postes à pourvoir au titre des mesures nouvelles.
Fonction publique: 205 médecins, pharmaciens, chirurgien-dentistes seront recrutés cette année, contre 150 en 2016.
Centrafrique:  la Burkinabè Adelaïde Dembélé nommée juge d’instruction à la Cour Pénal Spéciale de la République Centrafricaine.
Police: le contrôleur général de police, Jean-Bosco Kienou, nommé directeur général de la police nationale.
Police: Le directeur général, Lazare Tarpaga, a rendu sa démission.
Justice: le procureur du Faso se défend d'avoir voulu humilier l'homme d'affaires Inoussa Kanazoé.

POLITIQUE

Conformément à l’article 109 de la Constitution, les députés de la 7ème législature ont accueilli ce vendredi 14 avril à l’hémicycle, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba pour son discours sur la situation de la Nation. Pendant 2 heures et 45 minutes, le chef du gouvernement a passé en revue toutes les actions de son gouvernement par secteur d’activité. A l’issue de son exposé, quelques députés ont donné leurs avis.


Alexandre Sankara (Unir/PS)
«Le commentaire qu’on peut faire, c’est que le Premier ministre a dit ce qu’ils ont pu faire pour l’année 2016 et ils ont dit aussi ce qu’ils n’ont pas pu faire, ce qui reste à faire et pourquoi ils n’ont pas pu le faire. Je crois que c’est un discours objectif. Maintenant, il a annoncé aussi des perspectives pour 2017 et 2018 : des perspectives qui sont conditionnées aussi par la stabilité; que ça soit sur le plan de la sécurité, au niveau de l’administration publique avec les négociations qui se mènent avec les partenaires sociaux. Donc, de bonnes choses en vue mais conditionnées aussi par la stabilité dans notre pays. Je suis confiant mais cette confiance doit être nourrie par la volonté du gouvernement à sortir notre pays de la situation dans laquelle il se trouve».

Kiemdé Albert Elysée (UPC) : «Moi, j’ai positivement apprécié le discours du Premier ministre. Nous venons de loin parce que le Burkina Faso ces trois dernières années était dans une situation difficile d’un point de vue économique, financier et même social. Mais avec ce que le Premier ministre a dit, nous pensons que ça augure de lendemains meilleurs».

Paul Sawadogo (CDP) «Nous avons noté les points de progrès et de faiblesse. Mais le sentiment général que nous avons, c’est qu’il y a des conditions essentielles qui ne sont pas encore réunies pour l’atteinte des objectifs en termes de développement de ce pays. Le Premier ministre lui-même l’a reconnu et a insisté là-dessus : c’est la fronde sociale et aussi le climat social qui est très délétère. Je crois que c’est à ce niveau que beaucoup de travail doit être fait. Nous allons demander au Premier ministre de clarifier comment il pourra régler les questions de fronde sociale et la question de réconciliation nationale. La réconciliation nationale s’entend que la justice doit faire son travail mais dans l’équité: ceux qui ont été brimés doivent être remis à leur droit et cela doit se passer à tous les niveaux. Il n’y a pas un camp où il y a des diables et un autre pour des anges. Cela n’existe pas. En somme, il y a une insuffisance par rapport aux solutions en matière de régler les problèmes sociaux que vivent les Burkinabè».

Sawadogo/Ouédraogo Marie Rose, Groupe parlementaire «Paix-justice et réconciliation nationale»
«J’ai écouté avec une extrême attention le discours sur la situation de la nation du Premier ministre. Simplement, en l’écoutant, je me suis demandé si nous nous trouvons dans le même pays, par ce que, je reviens d’une tournée de 10 jours dans les communes et les villages du Yatenga et la lecture des populations est tout autre: la gratuité des soins est un leurre, les routes sont impraticables, la vie devient de plus en plus chère, les prix des produits de premières nécessité ne font que grimper, il n’ y a pas d’eau, les barrages sont secs. Avec cela, peut-on dire que le Burkina Faso va bien? Je vais lui poser cette question pour savoir sur quelle base il s’est fixé pour pouvoir dire aussi sereinement que le Burkina Faso va de l’avant. Les statistiques ne permettent pas de connaitre le vécu des populations. Il faut aller à leur rencontre. Il faut aller les voir pour savoir quelle est leur véritable problème. C’est certain que le Burkina Faso a des besoins immenses, je ne pourrai pas de mauvaise foi dire que des efforts ne sont pas faits. Des efforts sont faits mais, il ne faut pas minimiser l’étendue du problème. Les problèmes sont là et on ne peut pas les rabattre d’un revers de la main et mon rôle de député, c’est d’attirer justement l’attention du gouvernement sur ce qui ne va pas»

Bassier Zilma François «Je crois que ce discours est en deçà de mon espérance. Je suis vraiment déçu pour la simple raison qu’en réalité, le Burkina Faso ne mange pas les indicateurs macroéconomiques. Le Burkina c’est ce qui se trouve dans l’assiette du consommateur, c’est son vécu quotidien. Les Burkinabè sont pauvres, les prix des denrées de premières nécessité sont en flambés ; il n’y a pas de route, l’insécurité est là, il y a la grogne sociale et on vient nous dire que tout marche. Pour moi, je pense que seul le Premier ministre sait pourquoi il dit que le Burkina marche. Pour moi citoyen lambda, je pense que le Burkina Faso a beaucoup de chose à faire: je ne dis pas qu’ils n’ont pas travaillé mais, il ne faut pas se moquer du peuple burkinabè en disant que tout va bien alors que les gens souffrent, les populations sont pauvres»

Bissiri Sirima (MPP)
«Je crois que c’est véritablement un point détaillé pour ceux qui passent le temps à dire que le gouvernement ne fait rien. Je croix qu’ils ont été servi dans les détails de tout ce qui a été fait comme réalisation depuis ce temps et au niveau de tous les secteurs d’activités. Et, ce sont des chiffres parlant ce n’est pas simplement de discours. Par les chiffres, on montre qu’est ce qui a été réalisé. Je pense qu’il faut véritablement féliciter le gouvernement pour toutes ces actions. Je pense que le PNDES qui reflète les ambitions du chef de l’Etat doit se dérouler normalement et en tout cas, en phase d’atteindre les objectifs souhaités et exprimés dans ce programme.»
Ylkohanno Somé

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