Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: l'Aïd-el-Kébir (Tabaski) sera célébrée le vendredi 1er septembre 2017 (Fédération des associations islamiques).
Burkina: un deuil national de 72 heures, à compter du mercredi 23 août, a été décrété suite au décès de Salifou Diallo.
Café Istanbul: trois blessés  sont encore hospitalisés à l'hôpital Yalgado Ouédraogo, une semaine après l'attaque terroriste (CHU-YO).
Nécro: la dépouille de Salif Diallo, le président de l'Assemblée nationale décédé à Paris le 19 août, attendue à Ouagadougou mercredi.
Café Istanbul: le MDL Y. Sawadogo, un gendarme grièvement blessé lors de l’assaut contre les terroristes, est décédé ce 19 août 2017.
Sahel: la soldate de 1re classe Bilgo Nadège est l’un des militaires tués dans l’explosion d’une mine (Observateur Paalga).
Sahel: le soldat de 1re classe Tiendrébéogo Franck est l’un des militaires tués dans l’explosion d’une mine (Observateur Paalga).
Sahel: le soldat de 2e classe Koussoubé Sylvain est l’un des militaires tués dans l’explosion d’une mine (Observateur Paalga).
Terrorisme: la Chambre de Commerce appelle les acteurs socio-économiques à se joindre à la marche de soutien aux familles éplorées.
Coopération: le Japon octroie un don de 30 milliards de FCFA pour la réhabilitation de la rocade sud-est du boulevard des Tensoba.

POLITIQUE

Voici le message qu'adresse le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Clément Sawadogo, à l'occasion du 1er mai 2017, fête du travail.


«Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,

Chaque année depuis 131 ans, les travailleurs du monde entier, commémorent l’anniversaire du massacre des ouvriers de Chicago qui, en mai 1886, ont bravé les forces de répression pour revendiquer la journée de travail de huit (08) heures. Cette commémoration est une reconnaissance des droits des travailleurs dans la construction d’un monde plus juste et plus équitable. Ainsi, le 1er mai, loin d’être une simple occasion de souvenirs, est une opportunité d’introspection offerte à l’ensemble des acteurs du monde du travail, afin de poursuivre le renforcement de la promotion du bien-être au travail.

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,

En cette occasion unique dans l’année, je voudrais, au nom du Gouvernement, adresser à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs de notre pays, ainsi que leurs organisations notamment syndicales, mes vœux chaleureux de bonne fête du travail.

Puissent les années à venir être des années de paix, de prospérité et d’amélioration des conditions de travail et de vie !

Je voudrais ici témoigner également  la solidarité du Gouvernement à toutes celles et à tous ceux qui ont connu des difficultés dans leurs familles, à l’occasion de leur travail ou qui ont perdu leur travail ainsi qu’aux familles de travailleurs ayant prématurément quitté ce monde.

Je saisis cette mémorable occasion pour féliciter et remercier les travailleuses et les travailleurs admis à la retraite pour les sacrifices consentis dans la construction de notre cher pays.

Travailleuses et travailleurs du public et du privé,
La commémoration de la fête du travail en cette année 2017 intervient dans un contexte national difficile. Confronté à de nombreux défis et à de fortes attentes sur plusieurs fronts, notamment ceux de l’emploi, de la sécurité et du développement, le Gouvernement s’attèle à y apporter des réponses idoines, par la mise en œuvre déterminée du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Ces situations difficiles n’ont nullement compromis le courage et le dévouement des travailleurs dans la quête permanente d’un mieux-être et du souci de préservation de l’outil de production.

Cependant, l’ampleur du défi de créer un avenir à notre jeunesse nous interpelle tous, travailleurs burkinabè à nous engager, d’avantage sur les chantiers de la production des richesses dans tous les secteurs afin de consolider l’économie nationale et de créer des emplois décents. Cette obligation d’engagement patriotique interpelle en particulier les travailleurs du public auxquels la société réclame plus d’abnégation, plus de déontologie et plus d’efficacité dans l’accomplissement du service public.

Au cours des deux dernières années, de nombreuses crises sociales ont paralysé le fonctionnement de services publics et d’entreprises privées. Ces crises dont l’une des explications plausibles tient à l’accumulation des problèmes sur de nombreuses années écoulées ont donné l’occasion au Gouvernement de réaffirmer à plusieurs reprises sa foi au dialogue social qui constitue en démocratie, la forme de régulation sociale universelle la plus achevée. Aussi, tous les acteurs du monde du travail se doivent-ils de faire de ce dialogue un outil incontournable de promotion du travail décent.

Soucieux de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs en particulier et des populations de notre pays en général, le Gouvernement a en effet toujours affiché sa volonté de dialogue qui a été réaffirmée par le Chef du Gouvernement, Son excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, à l’occasion de son discours sur la situation de la nation devant la représentation Nationale le 14 avril 2017, je cite : « Mon Gouvernement est profondément attaché au respect des libertés garanties par la loi fondamentale du pays. Il met en avant le dialogue social comme cadre d’expression et de résolution des revendications sociales, notamment salariales. La récente rencontre Gouvernement/syndicats sanctionnée par un communiqué final a indiqué les avancées dans le traitement des problèmes globaux des travailleurs. Toutefois, le dialogue se poursuit sur les questions en suspens... », fin de citation.

C’est dire que le Gouvernement, les partenaires sociaux (patronat-travailleurs) peuvent et doivent s’entendre sur l’essentiel, non seulement en intégrant le bien-être du travailleur et de sa famille, mais aussi et surtout en préservant l’outil de production, dans le dialogue et la recherche du consensus.
Au demeurant, le Gouvernement restera attentif à l’examen des points de préoccupations qui seront contenus dans le cahier de doléances du 1er mai 2017, et cela avec esprit de suite et détermination. Dans tous les cas, le Gouvernement compte sur la disponibilité des organisations syndicales afin qu’ensemble, nous puissions relever les défis majeurs qui se dressent devant nous.

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,
Au cours de cette année 2017, d’importants chantiers et défis nous attendent et requièrent la participation des partenaires sociaux pour leur réalisation effective. Il s’agit, entre autres, de :
-    l’opérationnalisation du Haut Conseil du Dialogue Social qui a vocation à être l’instance d’analyse des préoccupations du monde du travail en vue de leur apporter les réponses appropriées ;
-    la concertation avec les partenaires sociaux sur les conditions de rémunération des agents de la fonction publique avant la fin de l’année 2017 ;
-    l’élaboration et l’adoption du répertoire interministériel des métiers de l’Etat et les textes d’application du Statut Général de la Fonction Publique d’Etat ;
-    la relecture de la loi relative au Code du travail et ses textes d’application de manière consensuelle aussi bien pour conformer notre corpus juridique  à la règlementation internationale mais aussi pour répondre aux préoccupations des acteurs de l’entreprise ;
-    la poursuite des négociations des conventions collectives sectorielles et d’entreprises ;
-    l’opérationnalisation de l’assurance maladie universelle dont les activités contribueront à soulager les populations en matière de santé ;

L’année 2017 est de ce fait encore une année de défis pour le monde du travail. Et le Gouvernement sait compter sur l’engagement et la constante disponibilité de l’ensemble des forces vives de notre pays afin que les efforts conjugués et l’esprit de dialogue consolidé renforcent le socle de la gouvernance nationale et favorisent la résolution des préoccupations de l’ensemble des travailleurs et du peuple burkinabè.

Bonne fête de travail à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs du Burkina Faso !

Je vous remercie »


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