Aujourd'hui,
URGENT
Soum : un soldat et son frère ont été assassinés à domicile dans la nuit du dimanche au lundi à Gorom Gorom (Watt FM).
Justice: arrêté le 21 octobre pour manifestation illégale, Pascal Zaïda a été présenté au juge lundi et conduit à la Maco (Oméga).
Meeting du CED: Pascal Zaïda arrêté par les forces de sécurité
Meeting du CED: le Naaba Kiiba de Tampouy met en garde Pascal Zaïda
USA : la dernière version du décret anti-immigration du président américain a été bloquée par la justice.
Développement : le président de la BAD assure que l’Afrique détient la clé pour nourrir 9 milliards de personnes d’ici à 2050. 
Education : le Conseil des ministres approuve le recrutement de 250 enseignants dans les domaines techniques et 400 conseillers techniques.
Santé: un projet de loi portant fonction publique hospitalière adopté en conseil des ministres.
Finances: les dépenses des collectivités territoriales en 2015 se chiffraient à 182 milliards de FCFA. 76 milliards de FCFA exécutés.
Finances: les recettes des collectivités territoriales en 2015 estimées à 181,32 milliards de FCFA. 62% mobilisés (Conseil des ministres).

POLITIQUE

Le procès des membres de l’ex gouvernement de Luc Adolphe Tiao devait se poursuivre ce lundi 15 mai 2017 devant la Haute cour de justice. Après examen des requêtes de la défense et d’une correspondance du Conseil Constitutionnel, la Cour a décidé de sursoir à statuer jusqu’à la décision du Conseil Constitutionnel.



Les requêtes introduites auprès du Conseil Constitutionnel portent sur l'inconstitutionnalité de la loi portant organisation et fonctionnement de la Haute Cour de justice en ses articles 21 et 33. Selon la défense, lesdits textes sont antérieurs aux faits pour lesquels les accusés sont poursuivis.

Ce lundi matin, la Cour a indiqué avoir reçu une correspondance du Conseil Constitutionnel lui indiquant avoir été saisit par certains conseils des accusés sur l’inconstitutionnalité de ladite loi. Au nom de certaines victimes, Me Guy Hervé Kam du cabinet RCPA Kam et Somé, a également introduit la même requête auprès du Conseil Constitutionnel aux fins de statuer sur la question avant la poursuite du procès.

«Je pense que la décision de la Haute Cour de justice est conforme à la Constitution parce que dans ce cas-là, elle avait juste à constater qu’effectivement le Conseil Constitutionnel est saisi et la conséquence est qu’elle est obligée de sursoir à statuer jusqu’à ce que le Conseil Constitutionnel se prononce. Donc nous n’avons pas à préjuger, il appartiendra au Conseil Constitutionnel de dire si oui ou non il y a des violations. A partir de ce moment, la Haute Cour pourra poursuivre le procès soit avec des modifications de la loi soit en l’état si le Conseil Constitutionnel estime qu’il n’y a pas de violation», a expliqué Me Hervé Kam.

Par ailleurs, l’avocat explique sa présence par le fait qu’au début de la procédure, les victimes ont pensé que les ex-ministres allaient se repentir et demander pardon pour que la page soit tournée. «Mais malheureusement nous avons constaté qu’ils étaient partis dans des procédures qui montrent clairement qu’ils ne sont pas prêt à reconnaitre leurs responsabilités. Il est important en ce moment, que les parties civiles puissent participer au procès pour obtenir la manifestation de la vérité pour que des gens ne puissent pas se cacher derrière des lois qu’eux-mêmes ont eu à faire depuis 1995 pour ne pas avoir à répondre de leurs responsabilités», a indiqué Me Kam. Les regards sont désormais tournés vers le Conseil Constitutionnel qui a jusqu’à 30 jours pour se prononcer.




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