Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: la CS-MEF reconduit son mot d’ordre de grève du 25 au 29 juin 2018
Indonésie: le prédicateur extrémiste Aman Abdurrahman condamné à mort (RFI)
RDC: les Etats-Unis annoncent des sanctions contre des officiels congolais
Ouagadougou: plus de 200 blogueurs et web-activistes venus d’une quarantaine de pays sont actuellement en sommet du 22 au 23 juin
Burkina: le président du Faso a décidé d'institutionnaliser le Forum national des personnes vivant avec un handicap
Cameroun: 81 policiers et militaires tués dans la crise anglophone (RFI)
Ouagadougou: une Conférence internationale se tiendra les 9 et 10 juillet 2018 sur la mise en œuvre du PNDES 
Niger: la Cour constitutionnelle a déchu l‘opposant Hama Amadou de sa qualité de député (RFI)
Terrorisme: 146 individus activement recherchés par les forces de sécurité et de défense (officiel)
Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti

POLITIQUE

Une enquête du ministère de la Sécurité intérieure, divulgué le 18 mai 2017, révèle un certain nombre de fautes imputées à la hiérarchie policière dans la gestion des services payés offerts aux organisations privées. Ce service avait été à la base d'une grogne des CRS qui a entrainé la démission du directeur général de la police, Lazare Tarpaga.


Dans son mot introductif, le Ministre d'Etat, Ministre de la Sécurité a situé le contexte de la rencontre. «Ce qui va être exposé fait partie de l’exercice de transparence et de redevabilité. La synthèse du travail des inspecteurs seront envoyés au Président du Faso et au Premier Ministre», a dit Simon Compaoré.

Selon l'Inspecteur Général des Services (IGS), 166 services assurant des services payés ont été contrôlés dans la période du période du 1er janvier 2016 à fin février 2017. Au total 408 institutions financières/hôtelières sont sécurisées. «Contrats formellement établis (232), contrats partiellement signés (02), contrats inexistants (174) », a expliqué l'IGS.

S'agissant du nombre des sociétés minières sécurisées, il est de 14, avec 10 contrats conformes et 4 contrats inexistants. «Les recettes générées par l'ensemble des prestations rétribuées des services de la police pour la période de janvier 2016 à février 2017 s'élèvent à 2 166 877 541 FCFA (environ 154 776 967 FCFA mensuellement). Sociétés minières: 683 433 678 FCFA. Structures financières, hôtelières et autres prestations: 1 483 443 863 FCFA», a poursuivi l'Inspecteur Général.

Comme insuffisances, les inspecteurs ont relevé entre autres, la non définition préalable des dépenses éligibles, la non définition de la nature des pièces justificatives à produire pour toute dépense, la gestion opaque de cette rubrique (tantôt le premier responsable et le régisseur, tantôt par le premier responsable tout seul, tantôt par le comité de gestion quand il existe, l'absence d'un comité de gestion formes avec des attributions claires...

A noter que les inspecteurs ont formulé 17 recommandations: harmoniser la clé de répartition des SP pour l'ensemble des services de police par un acte réglementaire; veiller à obtenir des justificatifs pour toute dépense effectuée sur les recettes des services payés; responsabiliser un régisseur pour la gestion des SP provenant des sites miniers; libeller les chèques au nom des structures et non à celui des individus; établir des factures pour les paiements des prestations occasionnelles; rendre compte périodiquement compte de la gestion des SP à la hiérarchie, faire approuver tous les contrats par le DG de la Police Nationale; soumettre tous les contrats de sécurisation des sites miniers à la signature du DG de la Police Nationale etc.

Source: DCPM/Ministère de la Sécurité

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir