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Italie: Giuseppe Conte désigné chef du gouvernement
Burkina: la bande de terroriste démantelée  avait pour objectif d'attaquer de cibles importantes de la capitale courant juin 2018 

POLITIQUE

Il y a quelques semaines, des policiers ont manifesté pour réclamer plus de transparence dans la gestion des fonds des services payés de la police nationale. Ce jeudi, Simon Compaoré, leur ministre de tutelle, a reconnu en partie que leurs inquiétudes étaient fondées, après la présentation d’un rapport d’investigation qu’il a commandé.


Le rapport établit que sur 408 institutions financières et hôtelières que la police sécurise, 232 contrats sont formellement établis, 2 partiellement signés et 174 inexistants.
Quatorze sociétés minières sont sécurisées par 14 contrats. Dix ont des contrats conformes et quatre sans contrats. Les recettes générées par l’ensemble des prestations rétribuées s’élèvent à plus de 2 milliards de FCFA.

A cause d’un d’un texte de 1979 aujourd’hui dépassé et qui « a laissé des failles qui ont été retracées avec beaucoup de sincérité par les inspecteurs au niveau de l’inspection générale», précise Simon Compaoré, la manne a été inégalement répartie. La portion congrue aux hommes de terrain, et la part de lion aux grands chefs, si l’on en croit le document.

Au total, 1,473 millions ont été repartis entre le personnel et le fonctionnement. Sur cette cagnotte, 1,100 millions de FCFA, soit 74% des recettes ont été affectée au personnel. Le reliquat, 373 millions –soit 25%-, pour le fonctionnement, précise le rapport.

Et 5% des recettes sont remis à la Direction général de la police nationale. Cette somme était destinée à l’amical club de la police nationale pour ses « œuvres sociales ».  Ce club n’existe plus. Les plus de 10 millions de FCFA destinés aux œuvres sociales aurait été réparti entre le directeur général de la police et ses collaborateurs.

C’est ainsi que 131 millions ont été versés à 28 personnes en 14 mois.  Le directeur général de la police aurait empoché plus de 22 millions, son adjoint 14 millions, le directeur de la Sécurité publique, 19 millions, le directeur des Unités d’intervention, 10 millions …

«Ceux qui font les prestations sont issus du Groupement des compagnies républicaines de sécurité (GRCS). Un certain montant leur est envoyé, sur lequel il a été prélevé des sommes sous le vocable d’action psychologique pour désintéresser les 28 personnes qui ont été citées », précise Saidou Zetiyenga, le présentateur du rapport.
 Rappelons qu’à la suite de cette crise, le directeur général de la police, Lazare Tarpaga, avait démissionné, pour, dit-il, « préserver la cohésion. »

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