Aujourd'hui,
URGENT
Burkina : 1 034 609 personnes déplacées internes accueillies dans 257 communes (gouvernement). 
Burkina: au moins 25 terroristes neutralisés les 11 et 13 septembre 2020 dans le Soum et le Loroum (Etat-major des armées).
Burkina: 65 partis politiques soutiennent la candidature du président Roch Kaboré, selon le MPP, parti au pouvoir. 
Elections 2020: la date limite de dépôt le 22 septembre pour les législatives et le 2 octobre pour la présidentielle au Burkina.
Burkina: Ouaga enregistre 541 266 candidatures, soit 41,95% du nombre total pour les concours directs de la Fonction publique/2020.
Burkina: 1 290 142 candidatures enregistrées pour 4 721 postes à pourvoir pour les concours directs de la Fonction publique /2020.
Présidentielle/2020: des jeunes collectent 8 millions de Fcfa pour payer la caution du candidat Roch Marc Christian Kaboré.  
Burkina: l’ancien premier ministre Yacouba Isaac Zida sera investi comme candidat à la présidentielle le 25 septembre.
Burkina: le dialogue avec les groupes armés, une «nécessité humanitaire», selon le CICR.
Justice: le juge des référés ordonne l’interdiction immédiate de l’utilisation de l’identité et du logo du CDP par Mahamadi Kouanda. 

POLITIQUE

En marge de la montée des couleurs ce mardi 30 mai 2017 à l’Immeuble du Faso abritant le ministère de la Justice, le Garde des sceaux, Bessolé René Bagoro s’est prononcé sur le dernier rapport de l’Observatoire de la démocratie et des droits de l’homme au Burkina Faso (ODDH), rendu public le jeudi 25 mai 2017.


 « Quand vous voyez ces organisations agir, en soit c’est déjà un signe que nous avons l’Etat de droit au Burkina Faso et que la liberté d’expression est une réalité. Lorsque vous prenez des cas spécifiques que vous généralisez, je crois que le Rubicon est vite franchi. Je respecte ces structures et nous sommes prêts à discuter avec elles pour voir comment nous pouvons améliorer l’état des droits humains », a d’abord commenté René Bagoro.

Tous les rapports présentés  par le Burkina Faso devant les instances onusiennes, l’ont été en présence d’OSC du secteur des droits humains, insiste ensuite le ministre. « Elles ont fait des rapports alternatifs, mais l’état des droits humains au Burkina Faso est loin d’être ce qui a été dépeint dernièrement et les rapports sont disponibles », proteste M. Bagoro. « Il y a eu des recommandations qui nous ont été faites, comme pour tous les pays, et nous allons les mettre en œuvre », a-t-il promis, en invitant « ces structures à affiner leur analyse et à tenir compte de la réalité de la situation.»

En rappel, l’ODDH a rendu public le 25 mai 2017 son rapport semestriel périodique sur la situation des droits humains au Burkina Faso. Le rapport couvre la période allant de novembre 2016 à avril 2017. Dans ledit document, l’ODDH tire la sonnette d’alarme car il a constaté au cours de ladite période « une régression en matière de respect et de protection des droits de l’homme.»

Le document de 19 pages pointe notamment des cas de violations des droits dans les domaines de la liberté d’expression, du foncier rural et urbain, de l’exploitation minière et l’orpaillage, la torture et les mauvais traitements, les libertés publiques et démocratiques.

Mais le ministre en charge des Droits humains estime de son côté que, «pour la plupart des cas rapportés, ce sont des situations de personnes c’est vrai, qui ont peut-être été brimés et nous prenons acte, on peut les régler. Mais personnellement je pense que l’état des droits humains tels qu’ils l’ont dépeint est contraire à ce qu’on a vu devant les Nations unies, ce que d’autres OSC comme le MBDHP et le CIFDHA qui nous ont accompagné ont dépeint. Je comprends bien que leur jeunesse peut ne pas leur permettre d’avoir une vision réelle de la situation.»

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