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POLITIQUE

Le Réseau national de lutte anti-corruption (Ren-Lac) était face à la presse ce mardi 13 juin 2017 à Ouagadougou. Objectif : apporter leur lecture sur les cas de dénonciations de scandales de corruption et dénoncer les malversations révélées par le rapport 2015 de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) et l’impunité persistante des crimes économiques. 

C’est le Dr Claude Wetta, le secrétaire exécutif du Ren-lac, entouré de deux de ses collaborateurs qui a animé le point de presse. D’entrée de jeu, il a indiqué que les cas de dénonciation de la corruption et de mal gouvernance constatés ces derniers temps montrent que la situation est très inquiétante et préoccupante.

«Le renforcement du dispositif juridique, institutionnel et celui de l’appareil judiciaire sont des mesures fortes qui auraient dû permettre de réduire l’impunité des cas de corruption et des crimes économiques. Toutefois, la quasi absence de volonté politique se traduisant par la non mise en œuvre des mécanismes de prévention et de répression prévus par ce dispositif juridique, laisse libre cours à l’impunité et au développement des mauvaises pratiques. Le mal demeure profond et la chienlit s’est installée » tel est le constat fait par le Dr Wetta.

Et pour preuve, il a cité entre autres les cas de scandales de corruption comme ceux de l’affaire Inoussa Kanazoé du groupe Kanis et de CimFaso accusé de fraude fiscale « à grande échelle », de l’affaire Paulin Tapsoba relative à une autre fraude fiscale. 

Outre ces cas, le Ren-lac a dénoncé « la passivité » du ministre en charge de la Sécurité face au cas des malversations relatives aux services payés au sein de la police nationale. Sur cette affaire, un rapport de l’inspection générale des services du département en charge de la sécurité a épinglé 28 gradés de la police qui auraient empoché environ 131 millions de F CFA en l’espace de 14 mois. A ce titre, le réseau qui lutte contre la corruption exige qu’une suite judiciaire soit donnée à cette affaire.

Par ailleurs, Claude Wetta et ses camarades ont invité la justice à élucider les cas de malversation de plus de 200 millions au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), de 400 millions au Fonds d’entretien routier et de 650 millions au Conseil supérieur de la communication (CSC). A cela, Ils ont souhaité qu’une suite soit également donnée aux résultats des investigations menées par l’ASCE-LC dont le cumul des malversations constatées s’élève à plus de 31 milliards de F CFA dont la présidence du Faso gestion 2012-2014 a été épinglée.

« Trop de dossiers traînent en justice et cette situation est, à notre avis, inacceptable et de plus en plus intolérable. (…) Nous souhaitons vivement que l’opérationnalisation de l’ASCE-LC et la mise en place des pôles judiciaires spécialisés dans la répression des infractions économiques et financières, accélèrent le traitement des affaires de crimes économiques » tel est le vœu exprimé par le premier responsable de la structure. Pour ce dernier donc, pour enrailler le « mal », il faut que les autorités aillent au-delà des discours et en mettant en place des mesures fortes comme précédemment indiquées.

Pour sa part, le Ren-Lac a indiqué qu’il continuera de s’enquérir de l’état d’avancement des dossiers au près de la justice et du procureur du Faso. Outre cela, Bruno Kéré, chargé du plaidoyer et du lobbying a ajouté que conformément à la loi N° 004-2015/CNT portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso, le réseau peut « désormais porté plainte en se constituant partie civile dans toutes les étapes de la procédure ». Et cette prérogative, il l’allait l’utiliser sans ambages.

Malgré tout, Claude Wetta a indiqué qu’ « une mobilisation populaire forte » est nécessaire et impérative contre la corruption si nous voulons une meilleure gouvernance politique, économique et sociale. 

 

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