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Niger: le grand griot zarma, Djilbo Badjé, s'est éteint à près de 80 ans (RFI)
Santé: le président du Faso a lancé un appel aux populations afin que le paludisme soit vaincu au Burkina Faso d’ici 2030
Burkina: Le tribunal de Djibo  est fermé «jusqu‘à nouvel ordre» pour «raisons de sécurité»
Siao: le Madagascar, pays invité d’honneur de la 15e édition
Burkina:  «Artisanat africain, exigences du marché et développement technologique» est le thème du Siao 2018 (26 octobre-4 novembre)
Burkina: l’abbé Prosper Bonaventure Ky nommé évêque de Dédougou
Football: l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, du Cameroun et de la Côte d’Ivoire, Henri Michel, est décédé ce 24 avril 2018.
France: Soupçonné de corruption au Togo et en Guinée, l'homme d'affaires français, Vincent Bolloré, en garde à vue.
Burkina: tué lors de l’attaque du camp de la Minusma, le Caporal Yaméogo Ibrahim (35ans) a été inhumé ce lundi au cimetière de Gounguin

POLITIQUE

Cette déclaration du Comité international mémorial Thomas Sankara (CIM-TS) s’interroge sur les résultats de la contre-expertise des tests ADN ont été réalisés afin de vérifier l’authenticité du corps du père de la révolution burkinabè et sur la présence de plusieurs tombes sur le site du Conseil de l’Entente.


«La justice doit se poursuivre et les recherches doivent continuer partout ! Le dossier judiciaire du Président Thomas Noël Isidore SANKARA assassiné le 15 octobre 1987 avec 12 de ses camarades, a connu un début d’instruction sous la Transition. Sur demande des familles des victimes, des tests ADN ont été réalisés afin de vérifier l’authenticité des corps enfouis à la sauvette au Cimetière de Dagnoen.

Des deux expertises réalisées, on retient que le corps qui est censé être celui du président Sankara ne présente pas de traces ADN susceptibles d’être identifiées. Où se trouvent les restes du Président Thomas SANKARA et de ses camarades ? Cette question, tout citoyen épris de justice et de vérité se la pose.

Aujourd’hui malgré le fait que la contre-expertise n’ait pas permis l’identification formelle des restes du Président Thomas SANKARA et de ses camarades, nous disons que cela ne saurait entraver en rien les procédures judiciaires en cours ainsi que la détermination des héritiers du Président Thomas SANKARA à travers le monde.

En réalité, le Comité International Mémorial Thomas SANKARA (CIM-TS) n’est pas surpris de ces résultats car c’est une lapalissade de dire que le dossier Sankara dérange ici et ailleurs. CIM-TS a constaté, avec amertume et regret, le pillage et le sabotage organisés du Conseil de l’Entente, lieu de l’assassinat de Thomas SANKARA et ses camarades, le 15 octobre 1987.

La coïncidence de ces actes avec le projet Mémorial SANKARA nous interpelle. Un lever topographique du Conseil de l’Entente réalisé en mars 2017 a permis de constater l’existence de plusieurs tombes non encore identifiées. A qui appartiennent celles-ci ? Plusieurs acteurs et témoins du drame sont encore vivants et préfèrent se taire sur la vérité.

Pourquoi ? Par exemple les personnes inculpées dans le dossier Thomas SANKARA, telles que Blaise COMPAORE, Gilbert DIENDERE, Hyacinthe KAFANDO et Gabriel TAMINI doivent aider à identifier les tombes de SANKARA et ses camarades. Il est grand temps de libérer le peuple et les amis du Burkina ainsi que les familles des victimes de cette douleur du non-deuil.

CIM-TS appelle à la collaboration des personnes qui disposent d’informations pouvant aider à la localisation de la tombe de Thomas Sankara et à l’avancée du dossier en justice. Les recherches doivent impérativement se poursuivre sur tout site susceptible de permettre la manifestation de la vérité.

La Patrie ou la Mort Nous Vaincrons ! »

Ouagadougou le 23 juin 2017
Pour Le Comité International Mémorial Thomas Sankara (CIM-TS), le Président

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