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Photo: lefaso.net

POLITIQUE

Pour la plupart vêtus de blanc, ces hommes et femmes ont tenu à rendre hommage aux victimes de l’attaque perpétrée contre le café Aziz Istanbul le dimanche 13 août 2017, et qui a causé 19 morts. A travers une marche silencieuse, la mémoire des disparus a été saluée par le peuple burkinabè, dans la matinée de ce samedi 19 août 2017.

Partis du rond-point des Nations unies dans le silence, les marcheurs ont voulu, par cet acte, témoigner leur solidarité à l’endroit des familles des victimes. Mais aussi porter ces dernières en prière pour le repos de leurs âmes. Ils voulaient aussi afficher la détermination de tout un peuple à combattre la barbarie qu’est le terrorisme.

Des personnalités politiques de la majorité et de l’opposition, des leaders de la société civile, des personnalités du monde des affaires et des médias, des acteurs culturels et d’autres Burkinabè ont décidé de faire vibrer leur fibre patriotique. Selon Arouna Kaboré, l’un des signataires de l’appel à cette marche, cette manifestation a plusieurs objectifs. «D’abord nous voulons dire "non" à la barbarie, "non" au terrorisme, dire "non" également à l’attaque de la démocratie. Et parallèlement à cela, il s’agit de dire "oui" à la liberté. Ensuite, nous venons par cet acte apporter notre soutien à toutes ces familles victimes de tels actes sous nos cieux. Enfin, c’est de soutenir les forces de défense et de sécurité», énumère-t-il. 

Des moments forts auront marqué cette marche sur l’avenue Kwamé N’Krumah. Parmi lesquels l’on retient cette halte avec le poing levé des manifestants, marquée devant le restaurant Cappuccino, qui avait été la cible d’une attaque similaire en janvier 2016. Après ce bref moment de recueillement, ils ont mis le cap sur le café Aziz Istanbul.

Là, les gardiens de la tradition et les différentes confessions religieuses (catholiques, protestants et musulmans), tous ont prié pour le repos de l’âme des victimes, le rétablissement des blessés, le repenti de ces tueurs à gage. Et surtout, ils ont émis le souhait que le Burkina Faso ne connaisse plus de situations pareilles.

Pour sa part, le maire de la ville de Ouagadougou, Armand Béouindé, a exprimé la détermination du peuple burkinabè à rester debout. Certes, «le Burkina est meurtri, les burkinabè sont blessés dans leur chair et dans leur âme, mais le pays reste debout et ne se mettra jamais à genoux devant la sauvagerie et la barbarie aveugle», a laissé entendre le bourgmestre de la capitale burkinabè.

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