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Cameroun:  deux militants du RDPC tués, le gouvernement accuse les séparatistes (RFI)
Minefid: le gouvernement va recruter "un personnel d’appoint constitué de retraités et de volontaires" pour suppléer les grévistes
Sport: la Burkinabè Marthe Koala a remporté l’heptathlon au meeting des épreuves combinées de Kladno en République Tchèque
Burkina: plus de 315 000 candidats ont débuté ce lundi 18 juin les épreuves écrites du 1er tour du  BEPC
Ouagadougou: le développement du sport et des loisirs au cœur d’un séminaire international à Ouagadougou du 18 au 20 juin
Colombie: victoire du candidat de droite, Ivan Duque à la présidentielle (RFI)
Inde: le gouvernement annonce la reprise des opérations militaires au Cachemire
Minefid: les syndicats maintiennent leur première semaine de grève du 18 au 22 juin 2018
Nigéria: au moins 31 morts dans des attaques suicide dans le nord-est

POLITIQUE

Le Premier ministre Paul Kaba Thieba, était face aux médias dans l’après-midi du mercredi 10 janvier 2018 pour se prononcer sur la crise qui secoue le secteur de l’éducation. Si Paul Kaba Thiéba dit être «surpris» de la tournure que prennent les choses, il assure que «le dialogue n’est pas rompu.»

Alors que les enseignants ont décidé de battre le pavé jusqu’à satisfaction de leur plateforme revendicative, le gouvernement quant à lui et par l’entremise du Premier ministre entend « privilégier le dialogue ». A en croire Paul Kaba Thiéba, c’est une logique dans laquelle son équipe et lui se sont inscrits dès les premières heures de la grogne orchestrée par la Coordination nationale des syndicats de l’éducation.

Les revendications des enseignants contenues dans leur plateforme revendicative abordent 4 principaux points et subdivisés en 23 sous-points. Selon le locataire du Premier Ministère, « les négociations ont repris alors le 4 janvier et se déroulent normalement dans un esprit que les deux parties ont jugé cordial. A ce jour, 8 des 23 points ont été examinés ». Pour le conférencier du jour, cette démarche justifie les engagements pris par le gouvernement « pour apporter des améliorations au système éducatif ».

Par ailleurs, la coordination estime que les propositions du gouvernement ne sont pas à la hauteur de ses attentes. Cette réplique des enseignants, fait dire à l’administration que « les enjeux sont importants à ce niveau ». Et pour Paul Kaba Thiéba, son gouvernement fait face à des problèmes dont le traitement engagera « des incidences financières considérables ».

« Les engagements du gouvernement pour l’amélioration du système éducatif, mais aussi la question du statut implique à la fois une incidence financière et des risques d’autres revendications difficiles à contenir » a laissé entendre le chef du gouvernement, avant d’estimer que « l’incidence globale minimale de la plateforme tourne autour de 50 milliards de franc CFA ».  Cependant, celui-ci soutient qu’il est de sa responsabilité d’examiner la question tout en y apportant une « réponse à la hauteur de la satisfaction minimale des syndicats et dans les limites de la soutenabilité des finances publiques ».

En réponse aux exigences de la coordination nationale des syndicats de l’éducation de façon particulière et à la classe syndicale de façon générale, Paul Kaba Thiéba confie que les partenaires souhaitent dans la plupart des cas « un traitement diligent » de leurs préoccupations. Alors qu’il convient selon lui, de « prendre le temps d’étudier les plateformes revendicatives contenant des préoccupations aussi nombreuses qu’urgentes et aussi importantes en termes de pertinence ». De ce fait, le Premier ministre entend faire savoir qu’aucun dossier n’est négligé de sa part.

En outre, tout en réitérant son engagement au dialogue, dans le souci « de la recherche de la paix sociale », Paul Kaba Thiéba appelle au sens du devoir de l’ensemble des travailleurs. C’est en cela que « j’invite la coordination à la retenue. Je l’invite à appeler les travailleurs à la reprise des cours et des évaluations afin de sauver l’année scolaire. L’année scolaire est menacée, et j’en appelle au salutaire sursaut patriotique de tous pour éviter une année blanche ». Selon le chef du gouvernement cette invite est lancée « dans l’intérêt des enfants du pays ».

 

 

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