Aujourd'hui,
URGENT
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Indonésie: le prédicateur extrémiste Aman Abdurrahman condamné à mort (RFI)
RDC: les Etats-Unis annoncent des sanctions contre des officiels congolais
Ouagadougou: plus de 200 blogueurs et web-activistes venus d’une quarantaine de pays sont actuellement en sommet du 22 au 23 juin
Burkina: le président du Faso a décidé d'institutionnaliser le Forum national des personnes vivant avec un handicap
Cameroun: 81 policiers et militaires tués dans la crise anglophone (RFI)
Ouagadougou: une Conférence internationale se tiendra les 9 et 10 juillet 2018 sur la mise en œuvre du PNDES 
Niger: la Cour constitutionnelle a déchu l‘opposant Hama Amadou de sa qualité de député (RFI)
Terrorisme: 146 individus activement recherchés par les forces de sécurité et de défense (officiel)
Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti

POLITIQUE

Le 19 décembre dernier, l’Assemblée nationale a voté la loi portant fonction publique hospitalière ainsi que la loi portant statut de la fonction publique hospitalière. Si ces deux lois sont porteuses de nombreuses innovations visant à améliorer les conditions de travail des agents de santé, sa mise en œuvre nécessite un consensus entre le gouvernement et ses partenaires sociaux. C’est dans ce cadre que le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a reçu l’ensemble des syndicats de la santé ce jeudi 11 janvier 2018.


La création d’une fonction publique hospitalière est un engagement de campagne du président Roch Marc Kaboré. L’objectif étant d’aboutir à une réforme profonde du système hospitalier burkinabè. Dans ces deux nouvelles lois sur la fonction publique hospitalière, trois obligations pour le secteur hospitalier y sont affirmées. Il s’agit de garantir la continuité des services de santé, garantir la qualité des soins et l’obligation pour le personnel sanitaire d’offrir leur temps au service public. Au-delà de ces obligations, ces deux lois permettent d’affirmer des droits, à savoir : l’amélioration du plan de carrière, des conditions de travail des agents de santé et la rémunération des agents de santé.

En attendant la mise en œuvre de ces deux lois qui nécessitera la mobilisation d’environ 36 milliards de francs CFA, les négociations se poursuivent entre le gouvernement et ses partenaires sociaux afin que les équilibres macro-économiques soient maintenus. Selon le Premier ministre, la rencontre de ce jeudi avait pour objectif, d’échanger avec les syndicats de la santé sur les modalités d’opérationnaliser cette loi.

Dans l’ensemble, Paul Kaba Thiéba dit être satisfait de l’issue de cette rencontre. «Je remercie l’organisation syndicale pour l’esprit détendue dans lequel nous avons travaillé. Nous avons pris note des préoccupations des syndicats et le gouvernement essayera de les analyser. Dans la limite des moyens de l’Etat et en concertation avec les syndicats, le gouvernement est déterminé à trouver des solutions en concertation avec les partenaires sociaux. Ceci permettra à l’Etat de préserver l’équilibre des finances publiques, les principes d’équité et de justice», a rassuré Paul Kaba Thiéba.
Le Premier ministre a profité de l’occasion pour appeler la Coordination des syndicats de l’éducation à maintenir la même qualité de dialogue.

Le Dr Alfred Ouédraogo, secrétaire général du Syndicat des médecins du Burkina, estime que le gouvernement ne devrait pas entrevoir cette réforme comme un élément pour augmenter les salaires des agents de la santé. «Au-delà, c’est une réforme pour améliorer tout le système sanitaire afin que tous les Burkinabè puissent en bénéficier», a indiqué M. Ouédraogo. En attendant de se retrouver le mardi 16 janvier prochain, Alfred Ouédraogo rassure que l’essentiel sera préserver au profit du bien-être de tous.

«Pour notre syndicat, les résultats des travaux obtenus en atelier doivent être respectés. Parce qu’une loi quelle qu’elle soit, ne résout pas tous les problèmes. Et les propositions faites sont des propositions minimales. Le gouvernement devra faire l’effort de prendre en compte ce minimal-là», insiste Pissyamba Ouédraogo, secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha).


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