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Royaume-Uni: le Parlement votera sur le Brexit entre le 7 et le 21 janvier 2019
RDC: incendie dans un entrepôt de la Commission électorale à Kinshasa à 10 jours de la présidentielle, d'importants dégâts matériels
Mali: arrestation de Burkinabè soupçonnés de préparer des attentats à Ouaga, Bamako et Abidjan pendant les fêtes de fin d'année
Burkina: le flambeau du 11-décembre a été transmis à Tenkodogo, ville hôte de la célébration de l'indépendance en 2019
Centrafrique: arrestation en France de Patrice-Edouard Ngaïssona, ex-chef anti-balaka en RCA
11-décembre:  «Rien et absolument rien ne doit remettre en cause notre vouloir vivre-ensemble» (Roch Kaboré)
Migration: le pacte de l’ONU sur les migrations adopté à Marrakech
11-Décembre: "L'occasion de rendre hommage à notre peuple travailleur et de saluer la mémoire des bâtisseurs de notre nation." (Roch Kaboré)
Royaume-Uni: Theresa May annonce au Parlement le report du vote sur l'accord de Brexit

POLITIQUE

Le gouvernement burkinabè a été remanié dans la soirée du 31 janvier 2018. Il consacre le départ de sept ministres et l’entrée de neuf autres. Les nouveaux venus sont essentiellement des jeunes aux parcours académiques et professionnels impressionnants, actifs sur les réseaux sociaux pour certains, sur le terrain pour d’autres. Voici quelques éléments sur ces personnalités appelées pour la première fois de leur vie à faire valoir leurs compétences au sein d’un gouvernement.

Abdoul Karim Sango, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme
Politologue, juriste, spécialiste du droit à l'information, Abdoul Karim Sango enseigne à l'Ecole nationale d'administration et de magistrature de Ouagadougou. Il est également consultant dans divers domaines : gouvernance démocratique, décentralisation, droit des médias. Il a siégé au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au compte du Parti pour la renaissance nationale (Paren) dont il a été le secrétaire aux Affaires politiques et porte-parole.

Petite curiosité: en janvier 2016, il expliquait sa démission du parti par décision des responsables de faire du Paren un parti de la mouvance présidentielle à travers le groupe parlementaire Burkindlim. «Les justifications données pour expliquer ce choix de positionnement du parti vont à l'encontre de l'esprit et de la réalité de mon engagement politique», écrivait-il alors au président du Paren. Ce poste ministériel qui semble réservé au Paren a-t-il été retiré à ce parti ou c’est au nom de ce même parti politique qu’Abdoul Karim Sango fait son entrée au gouvernement PKT III ?



Daouda Azoupiou, ministre des Sports et des Loisirs
Inspecteur de l'enseignement du premier degré, Daouda Azoupiou a effectué une partie de sa carrière dans le milieu de l’éducation. Il a entre autres occupé les postes d’inspecteur chef de la circonscription de base de Guiaro, de directeur provincial de l'enseignement de base et de l'alphabétisation du Nahouri. Il a également été chef de cabinet du ministre des Infrastructures et du Désenclavement. Membre du Bureau politique national du MPP, il est le fondateur du Complexe Scolaire Tèdan.


Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal, ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille    
47 ans en mai prochain. Laurence Marshall Ilboudo est une sociologue de formation, qui dirige une entreprise d’architecture intérieure. Experte en vente, négociatrice en affaires, elle est fortement engagée en politique notamment au sein du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Secrétaire nationale chargée des femmes au sein du Bureau politique national (BPN) du parti au pouvoir, elle a été élue députée de la 7e législature en 2015.

Sur un autre plan, elle est issue d’une famille de sportifs. George Raymond Marshal son père était footballeur et a dirigé pendant dix ans l'EFO, un des plus grands clubs du Burkina Faso. Sa sœur a été vice-championne d'Afrique d'heptathlon. Elle, elle a joué dans l'équipe nationale de handball. C’est aussi la maman d’Alban Lafont, devenu, à seulement 17 ans, le gardien titulaire de Toulouse et de l’équipe de France des -18 ans.

«Les femmes représentent près de 52% de la population burkinabè mais elles ne sont pas suffisamment prises en compte dans la gouvernance. Il existe certes des politiques en leur faveur mais elles ne sont pas toutes correctement appliquées. Je me bats donc pour qu’on les applique. C’est aussi le cas des personnes vivant avec un handicap. Nous avons constaté qu’il n’existe pas de structures d’accompagnement et je pense que je serai très volontaire pour mener le combat au profit de ces couches défavorisées», confiait-elle au site Lefaso.net. désormais, elle a les cartes en main pour changer les choses…

Paul Robert Tiendrébéogo, ministre de l'Intégration et des Burkinabè de l'extérieur
56 ans le 11 février prochain, père de trois enfants, il est titulaire d’une maîtrise en droit public de l’Université de Ouagadougou, d’un diplôme de l’Institut universitaire de hautes études internationales de Genève obtenu en 1988 et d’un diplôme de fin de stage diplomatique à l’Institut des relations internationales du Cameroun décroché en 1994. Il intègre le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération en 1990. Il y occupera le poste de directeur des organisations internationales de 2003 à 2007, avant d’atterrir à la présidence du Faso comme Conseiller diplomatique du chef de l’Etat, de 2007 à 2008.

Puis, il embrasse une carrière internationale: ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso en Autriche ; Représentant permanent du Burkina Faso auprès des Organisations internationales à Vienne, accrédité en Croatie, en Hongrie, en République tchèque, en Slovaquie et en Slovénie ;  Représentant permanent adjoint auprès des Nations Unies 2008 à 2011, observateur permanent de l’Organisation internationale de la Francophonie...

Conseiller à la présidence. M. Tiendrébéogo a aussi eu une carrière dans le secteur privé et dans l’enseignement.  Il a fondé, en 1989, le bureau d’études «Multi-Conseils-Associés» et a été chargé de cours à l’École nationale d’administration et de magistrature à Ouagadougou, de 2001 à 2004.

Pr Seni Ouédraogo, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale
43 ans le 20 novembre prochain. Inspecteur des impôts entre 2005 et 2008, ce professeur agrégé de Droit public enseigne à l’Université de Ouagadougou. Seni Ouédraogo, qui a soutenu sa thèse de doctorat en droit sur «La lutte contre la fraude à la constitution dans les Etats d’Afrique noire francophone» est aussi diplômé de l’Institut international des droits de l’Homme (IIDH) ; de l’Académie internationale de droit constitutionnel de Tunis (AIDC). Il enseigne entre autres le droit constitutionnel, le droit administratif, le droit international public, le droit Fiscal…


Pr Stanislas Ouaro, ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation
Il est titulaire d’un doctorat unique en mathématiques et applications, soutenu en novembre 2001 à Ouagadougou. C’est du reste dans cette université qu’il effectue l’essentiel de sa carrière: directeur adjoint puis directeur de l’Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM), de 2006 à 2012, président de l’université Ouaga II de 2012 jusqu’à sa nomination.
Sur un autre chapitre, Stanislas Ouaro est secrétaire perpétuel adjoint de l’académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso, vice-Président du Réseau pour l’excellence de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest et membre du Comité consultatif général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur.
Ce professeur titulaire père de trois enfants qui a soufflé sa 43e bougie le 19 janvier dernier va diriger l’un des plus gros ministères du Burkina Faso, en termes d’effectifs, qui vient de traverser une crise de quatre mois.

Bachir Ismaël Ouédraogo, ministre de l’Energie
Bachir Ismaël Ouédraogo, 37 ans, siégeait à l’Assemblée comme élu de la province du Sanmatenga. Il possède une maitrise en économie obtenue à l’Université de Ouagadougou, un PHD décroché à l’Université de Manchester dans le domaine des énergies renouvelables.

Entre autres fonctions, il a été coordonnateur du projet d’appui à l’entreprenariat dans le domaine des énergies renouvelables de la Cedeao, coordonnateur du projet Open éducation et enseignant. «Nous voulons demander qu’on mette les jeunes au-devant des choses, qu’on les responsabilise et qu’on les juge aux résultats», confiait-il dans une interview accordée à la télévision publique en janvier 2016. Le voilà désormais au pied du mur.

Harouna Kaboré, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat
«Chef d’Entreprise et Doctorant en Business Administration, préparant une thèse sur: «l’appropriation de l’intelligence économique par les entreprises africaines», depuis quelques temps, à l’Académie des Sciences de Management de Paris, cet Expert en Efficacité énergétique et en Performance industrielle, est un citoyen engagé et persévérant organisant ses journées entre sa vie de chef d’entreprise (évoluant dans le secteur des énergies et des corps d’état technique dans le bâtiment et l’industrie) et ses activités associatives (principalement Président du conseil d’administration du Think Tank Burkina International», selon un portrait que lui consacre Watt FM.

Titulaire d’un baccalauréat F2 (Electronique) et d’un BTS en Génie industriel et maintenance en 2001, il possède aussi une licence professionnelle en ingénierie de la maintenance pluri-technique (Paris 12) en 2006, un Master 1 en Facility Management en 2007 et un Master 2 en Management, Entreprises et Services sous le système de l’alternance de l’Université Paris Est (Marne-la-vallée) où il prépare et obtient successivement. A 41 ans (en juillet prochain), celui qui a fait ses griffes dans de groupes privés avant de fonder ses sociétés est appelé à diriger le ministère du Commerce.



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