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POLITIQUE

En prélude au dialogue direct entre le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré et les femmes à l’occasion de la 161e  journée internationale de la Femme, le ministère en charge de la Femme a organisé un panel sur l’impact du quota genre ce mercredi 7 mars 2018 à Ouagadougou.

Accroître la participation des femmes à la gouvernance politique, administrative et économique au Burkina Faso, tel est l’objectif principal visé par le panel du 5ème forum national des femmes 2018 qui a pour thème «Participation de la femme à la gouvernance: état des lieux, défis et perspectives».

Par cette communication, divisée en deux sous thèmes «les défis de l’application de la loi sur le quota genre: quelles stratégies pour un meilleur accès des femmes aux postes électifs?» et «autonomisation socio-économique inclusive des femmes au Burkina Faso: quels défis dans la mise en œuvre du Pndes?», la ministre de la Femme, Laurence Marie Ilboudo/Marchal a fait savoir qu’il est important que la loi sur le quota genre soit relue ou soit votée pour que les femmes aient une meilleure représentativité dans les sphères de décision. «Il est important que 52% de la population soit pris en compte dans la participation inclusive au développement du pays» dit-elle.

A l’écouter, le présent panel qui est une des activités majeures de la commémoration de la journée internationale de la Femme devrait permettre de mieux cerner les problématiques des inégalités entre les hommes et les femmes, de faire ressortir les défis à relever et de susciter une prise de conscience collective sur les conséquences de la non implication des femmes dans les diverses instances décisionnelles.

L’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré,  dit être heureuse de la mobilisation significative des femmes venues des 13 régions du pays. «Ensemble, nous pourrions élaborer la problématique de la participation des femmes au développement du pays à travers leur participation aux instances de décisions et voir les perspectives qui s’offrent à nous» affirme-t-elle.

Par ailleurs, elle a souligné que le chef de l’Etat, dans son Programme national de développement économique et social, a mis la femme au cœur de ses préoccupations. De ce fait, dit-elle «il nous appartient à présent à nous femmes de faire de ce programme une réalité et cette journée nous permettra de voir comment nous pouvons effectivement mieux nous impliquer dans le développement de notre pays».

Pour Sika Kaboré, «on ne peut pas avancer sur une jambe. On avance plus rapidement qu’avec nos deux jambes. Donc, il faut que les hommes, qui sont encore septiques, sachent que le développement ne peut pas se concevoir avec cette vitesse et que c’est ensemble que nous irons de l’avant».

En somme, il s’est agi au cours de panel en sus des deux communications données, de faire  des suggestions et de formuler des recommandations qui seront exposées lors du dialogue direct avec le chef de l’Etat et les femmes. Le département de la Femme dit veiller à ce que ces recommandations soient exécutées. Les femmes présentes à ce panel disent compter sur l’épouse du chef de l’Etat pour transmettre leurs doléances à son époux.

A noter que ce forum national a regroupé environ 800 participantes dont les femmes venues des régions, des cellules ministérielles et institutionnelles pour la promotion du genre, les organisations de la société civile, entre autres.

 

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