Aujourd'hui,
URGENT
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018
Ouagadougou: une formation tactique entraînera «des explosions bruyantes» le jeudi 15 novembre (ministère de la sécurité)
Sud-ouest: 72 cas de grossesse enregistrés en 2017 dans les écoles primaires et 328 au post primaire
RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)

POLITIQUE

Le candidat à la présidentielle de 2015, Jean Baptiste Toubo Tanam Natama, est décédé ce matin à son domicile à Ouagadougou.

Jean Baptiste Toubo Tanam Natama s’est éteint ce dimanche. Ce colonel de l'armée qui a aussi fait une carrière dans la diplomatie avait seulement 54 ans. Ecrivain, poète et essayiste, M. Natama était très actif sur les réseaux sociaux. Son dernier poste sa page Facebook date d’hier samedi. «L'honnêteté est un cadeau coûteux. Ne vous attendez pas à l'avoir des gens peu valeureux. Agréable week-end à tous», écrivait-il à 9h07.

Il se préparait pour aller recevoir des soins à l'étranger. "J’apprends avec tristesse le décès de Jean-Baptiste Natama, ambassadeur et ancien fonctionnaire du Ministère des Affaires Étrangères. Informé par un collègue mercredi de son état de santé et de son souhait de se rendre à l’étranger pour des soins, j’avais, avec mes collaborateurs, promptement confectionné son passeport le même jour. Malheureusement il n’aura pas eu le temps de partir. Paix à son âme ! Mes condoléances à sa famille", a dit le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry sur sa page Facebook. 

Sous la révolution sankariste, l’ancien pensionnaire du Prytanée militaire du Kadiogo s’était illustré en 1985 -alors qu’il avait 21 ans- lors de la seconde guerre opposant le Burkina Faso à un pays voisin.

Ce qui lui avait valu recevoir le 6 février 1986 la médaille d’or du Flambeau de la Révolution (actuel équivalent de Commandeur de l’Ordre National), à titre exceptionnel, «pour bravoure et hauts faits de guerre.»

Puis, il s'était illustré sur d'autres fronts. Titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en droit et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en stratégie et diplomatie, enseignait pour le compte des Nations unies et de l’Union africaine dans de nombreuses écoles sur le continent et dans le reste du monde.

Il a occupé de hauts  postes comme celui de secrétaire exécutif du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) et  de Directeur de cabinet de la présidente de la Commission de l’Union africaine. «La dirigeante Sud-Africaine avait été subjuguée par la vive intelligence au-dessus de la moyenne et l'esprit de synthèse de JB», témoigne Thierry Hot, conseiller spécial du chef de l’Etat, qui a bien connu l’homme. 

«La nomination de JB comme Directeur de cabinet de la Présidente de la commission de l'Union Africaine, était d'abord due à son mérite personnel et à la convergence de vues entre les deux. (…) Mme Zuma l'anglophone, tenait en JB sa perle rare francophone. Sans compter la proximité affective et intellectuelle autour de Thomas Sankara», ajoute-t-il.

En 2015, il a démissionné de son poste à l'UA pour participer en tant que candidat à la course à la présidentielle. Cet acte de candidature répondait à l’appel de sa patrie pour rebâtir une nation prospère et solidaire, expliquait-il. Il précisait que «cette renaissance, c’est celle qui redonnera corps et vie aux valeurs de justice, d’équité, d’intégrité, de discipline, de travail…Cette renaissance, ce sera celle d’une patrie où la vertu n’est plus considérée comme un délit, où la vérité ne flirtera pas incestueusement avec le mensonge, où les contre-valeurs ne seront plus la norme.»

Le candidat Natama avait marqué les esprits en utilisant la subvention accordée par l'Etat aux différents candidats en lice pour la présidentielle pour ériger des salles de classe pour l’école d’Arreel, village situé à une vingtaine de kilomètres de Dori, dans le département de Gorom-Gorom, province de l’Oudalan, région du Sahel, qui était sous paillote.

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir