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POLITIQUE

Réunis en assemblée générale ce lundi 25 juin 2018, au sein de la Bourse du travail  à Ouagadougou, les militants de la Coordination des syndicats du ministère de l’économie et des finances (CS-MEF), ont décidé, à l’unanimité, de suspendre leur mot d’ordre de grève. Selon Mathias Kadiogo, président du mois, cette décision fait suite aux négociations entreprises avec les autorités religieuses et coutumières. Mais aussi, «pour répondre favorablement à l’appel» du président du Faso.

«Nous avons décidé de suspendre le mot d’ordre de grève pour répondre favorablement à l’appel fait par le chef de l’Etat à l’endroit des syndicats. Et pour renouer le dialogue avec le gouvernement. Il s’agit aussi d’un signe de respect à l’endroit des autorités coutumières et religieuses qui nous ont saisis au cours du week-end, pour nous demander d’entendre le cri de cœur et les souffrances que la population vit à travers notre grève», a fait savoir Mathias Kadiogo.

Les syndicalistes estiment que le chef de l’Etat à appréhender véritablement leurs préoccupations. Et à cet effet, ils ont foi qu’un travail est en train d’être effectué en vue d’y apporter des réponses idoines. Si M. Kadiogo et ses compagnons font preuve d’optimisme, c’est en parti du fait qu’ils «croient à la bonne foi du chef de l’Etat. Et cela, dans la mesure où c’est lui qui est aux commandes.»

Le président du mois de la CS-MEF «pense que le président du Faso prendra les décisions appropriées pour instruire ses proches collaborateurs, notamment le gouvernement, à apporter des solutions à la plateforme ».

Toutefois, la CS-MEF soutient qu’elle pourra signer un accord avec le gouvernement au cas où «des réponses satisfaisantes seront apportées à l’essentiel » de leurs préoccupations ». 

Par ailleurs, les syndicalistes ont indiqué qu’ils vont s’investir pour qu’à l’issue de cette discussion directe, toutes les parties parviennent à trouver un terrain d’entente.  

Cependant, pour ce qui est de sa plateforme revendicative, les syndicats, par la voix de son porte-parole, soutiennent qu’il y a eu des avancées au cours des discussions tenues en fin mars avec le ministre de la Fonction publique.

Néanmoins, Mathias Kadiogo relativise: «nous tenons à faire observer ce qui suit.  Si vous avez 5 pintades et 2 chevaux et vous les perdez tous. On vous aide à retrouver les 5 pintades. Est-ce là un motif de dire que vous êtes satisfaits ? En fait la préoccupation se trouve là et nous pensons qu’il est impératif et opportun pour le gouvernement d’examiner tous les points qui sont inscrits sur la plateforme revendicative avec les deux points qui viennent de s’ajouter et qu’ensemble, on trouve des réponses satisfaisantes ». Concernant les deux nouveaux points, il s’agit du respect des libertés syndicales et l’annulation des sanctions qui ont été prises à l’égard de certains militants qui ont observé la grève. 

Pour revenir à l’image des pintades et chevaux, mise en avant par le président du mois de la CS-MEF, les 2 chevaux représenteraient le statut sécurisant et les réformes. «Quand nous allons nous asseoir, on espère que le gouvernement nous dira où se trouve sa gêne, quant à ces préoccupations soulevées par les syndicats » a laissé entendre M. Kadiogo.  

La suspension du mot d’ordre de grève prend effet pour compter de ce mardi 26 juin à 00 heure. Ainsi, l’ensemble des travailleurs est donc appelé à la reprise du travail dans tous les services ce mardi 26 juin à la première heure.  Notons que la CS-MEF n’a donné aucun délai n’a été accordé au gouvernement sur le traitement des préoccupations.

 

 

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