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Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018
Ouagadougou: une formation tactique entraînera «des explosions bruyantes» le jeudi 15 novembre (ministère de la sécurité)
Sud-ouest: 72 cas de grossesse enregistrés en 2017 dans les écoles primaires et 328 au post primaire
RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)

POLITIQUE

Le samedi 8 septembre 2018, s’est tenue à Ouagadougou une rencontre nationale conjointe organisée par le Collectif syndical CGT-B et la Coordination des syndicats de la Fonction publique (CSFP). Objectif : analyser les objectifs et résultats de la conférence nationale des forces vives de la nation qui s’est tenue en mi-juin dernier sur la réforme du système de rémunération des agents publics de l’Etat et la remise en cause des libertés démocratiques et syndicales.

Se prononçant sur la tenue de la conférence des forces vives sur le système de rémunération, les organisateurs ont estimé que la situation est demeurée à l’état car l’exécutif a refusé de prendre en compte les positions d’un grand nombre des syndicats de la Fonction publique. 

C’est pourquoi, insiste Souleymane Badiel, porte-parole des syndicats de la Fonction publique, : «la seule alternative pour évoluer sur les questions salariales des agents publics réside dans l’examen sérieux par le gouvernement du MPP et ses alliés des plateformes revendicatives des différents syndicats et regroupements syndicaux». 

«Aujourd’hui, on peut résumer la situation en terme d’offensive du pouvoir MPP et ses alliés visant même à remettre en cause le droit d’existence de nos organisations syndicales et de ce point de vue, nous ne pouvons rester inertes debout l’arme au pied. C’est-à-dire que, la rencontre d’aujourd’hui marque une étape importante en termes de mobilisation et d’appel au monde du travail dans toute sa composante. Quelles que soient les divergences, nous estimons que, lorsque les intérêts des travailleurs rentrent en jeu, nous devons nous retrouver et parler d’une même voix» a-t-il expliqué.

Il convient de relever qu’au cours de cette rencontre conjointe, les participants ont pris trois motions. Il s’agit d’une motion de condamnation des atteintes aux libertés démocratiques et syndicales, une sur la contribution des agents publics de l’Etat dans la résolution des préoccupations des populations et une dernière sur la situation sécuritaire.  Ils ont aussi pris une résolution sur la poursuite des luttes et un appel à la mobilisation des travailleurs pour «dénoncer et condamner la politique néo coloniale et pro-impérialiste du pouvoir MPP et associés… » et pour défendre le respect et l’élargissement de leurs droits sociaux et démocratiques.

En plus de ces motions et résolution, les participants ont pris l’engagement, au terme de cette rencontre, de défendre les acquis sociaux et démocratiques des travailleurs et du peuple burkinabè; de rejeter les oppositions entre les travailleurs des différents secteurs et entre les travailleurs et le peuple dont les préoccupations ressortent sur toutes les plateformes syndicales et enfin, de poursuivre avec détermination les luttes tant que des réponses satisfaisantes ne sont pas apportées aux différentes plateformes revendicatives. A noter que cette rencontre conjointe a regroupé 286 délégués issus des directions nationales et régionales des structures membres des deux coordinations. 

 

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