Aujourd'hui,
URGENT
Sud-ouest: 72 cas de grossesse enregistrés en 2017 dans les écoles primaires et 328 au post primaire
RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)
Etats-Unis: au moins douze morts dans une fusillade en Californie
Musique: le Rwandais Buravan, est le lauréat du Prix Découvertes RFI 2018
Burkina: augmentation de 75 FCFA du prix du carburant à partir du vendredi 9 novembre 2018 (conseil des ministres).
Pakistan: la chrétienne Asia Bibi poursuivie pour blasphème et acquittée il y a une semaine a été libérée (Officiel)
Ouagadougou:  l'échangeur du nord ouvert à la circulation le 15 novembre 2018
Burkina: près 700 000 femmes ont bénéficié de la gratuité de l’accouchement (président du Faso)
Cameroun:  Paul Biya  a prêté serment pour son 7e mandat

POLITIQUE

La deuxième session parlementaire extraordinaire de l’année 2018 s’est ouverte ce mercredi 12 septembre 2018 et ce jusqu’au 24 septembre. Cette session extraordinaire qui examinera la situation sécuritaire difficile que connait le pays a été convoqué au terme de l’article 88 de la Constitution, qui stipule que l’Assemblée nationale se réunit en session extraordinaire sur convocation de son président, à la demande du Premier ministre ou de la majorité absolue des députés sur un ordre du jour déterminé.

Cette session se tient selon le parlement suite à la « recrudescence des attaques meurtrières auxquelles font face nos vaillantes forces de défense et de sécurité ». Le cérémonial d’ouverture a connu la présence du chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba.

Pour le Président de l’Assemblée Nationale, « des ennemis de notre mère patrie ont choisi de nous imposer la guerre ». Cette déclaration d’Alassane Bala Sakandé fait suite aux différentes attaques perpétrées dans les régions de l’Est et du Sud-Ouest contre les forces de défense et de sécurité. Poursuivant dans ses propos, l’homme à la tête de l’hémicycle confie que « lorsque les choses sont aussi graves qu’évidentes, et s’imposent d’elles-mêmes, point besoin de détours sémantiques pour le dire ».

Devant une telle situation, qui plonge les populations dans la « terreur et le désarroi », il est tout à fait normal que la représentation nationale tienne une session parlementaire extraordinaire. L’objectif est de permettre aux députés de se pencher sur la situation sécuritaire afin de formuler des pistes de solutions pouvant aider l’exécutif à reprendre l’initiative.

De prime abord, le président de l’Assemblée nationale dans son allocution d’ouverture a tenu à rassurer l’ensemble du Burkina Faso, alors que les uns et les autres s’interrogent voire doutent même de « la capacité de l’Etat à assurer la sécurité publique ». Cette assurance dont fait preuve ici Alassane Bala Sakandé, prend sa source dans le fait que « l’histoire de l’humanité enseigne que lorsque la guerre éclate entre les justes et les forces du mal, ce sont les justes qui triomphent toujours ». C’est en cela qu’il soutient que « la lutte sera peut-être longue, farouche et coûteuse, mais notre victoire est inéluctable ».

Cependant, en guise de réponse à ces « assaillants », il proclame que « la riposte que le peuple burkinabè leur opposera sera simple, méthodique, implacable et féroce ». Ainsi, il affirme qu’ils seront « traqués jusqu’à leur dernier retranchement, jusqu’à leur dernier souffle ». A ces « ennemis » du Burkina Faso, Alassane Bala Sakandé laisse entendre que le peuple burkinabè ne leur fera pas « perfide jeu ». A contrario, l’union et la détermination seront de mise en vue de défendre « la mère patrie ».

Toutefois, cette session extraordinaire qui vient d’ouvrir ses portes, à en croire le président de l’Assemblée nationale, doit donner « un signal fort », après l’intervention du président du Faso, au soir de la session extraordinaire du conseil national de défense, du samedi 8 septembre 2018. Ce « signal fort » évoqué par M. Sakandé, doit se faire ressentir dans « notre plan d’action contre le terrorisme, ses auteurs et ses instigateurs tapis à l’intérieur ou à l’extérieur ». C’est en cela, qu’il estime qu’à la fin des travaux, « l’Assemblée nationale, qui s’est érigée au nom du peuple, en avocat défenseur des forces de défense et de sécurité, joue sa partition dans l’effort de guerre en donnant l’exemple du sens du devoir, et comme les circonstances l’obligent, l’exemple de l’esprit de sacrifice ». 

Dans cette lutte contre le terrorisme, Alassane Bala Sakandé a estimé que le plan d’action devrait prendre en compte de nouvelles perspectives en termes de moyens humains, législatifs, politiques et budgétaires.

Par ailleurs, cette deuxième session extraordinaire de l’année 2018, sera marquée par les auditions des représentants de toutes les parties prenantes, avec un accent mis sur certains départements ministériels, dans les semaines à venir. Ce rendez-vous de ce mercredi 12 septembre 2018, a été l’occasion pour Alassane Bala Sakandé de saluer la mémoire « de toutes les personnes tombées sous les balles assassines ou fauchées par les engins explosifs de nos ennemis ». Souhaitant un prompt rétablissement aux blessés, il n’a pas manqué de rendre hommage au travail des personnels civils, paramilitaires et militaires qui « œuvrent au péril de leur vie, pour garantir la sécurité des Burkinabè ». Il a du même coup tenu à saluer « le professionnalisme, le courage et l’abnégation de toutes les forces de défense et de sécurité ».   

 

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