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POLITIQUE

Au cours d’une conférence de presse tenue ce mercredi 26 septembre 2018 à son siège, la Nouvelle alliance du Faso (Nafa) a passé en revue les maux qui minent l’actualité nationale. Les conférenciers ont aussi invité leurs militants et la population burkinabè à sortir le 29 septembre prochain pour dire non «à la mauvaise gouvernance du pouvoir MPP».


Se prononçant sur la question sécuritaire, la Nouvelle alliance du Faso (Nafa) par la voix de son président, Mahamoudou Dicko a fait savoir que depuis l’indépendance, l’unité nationale et l’intégrité territoriale «n’ont jamais été aussi menacées».

Selon M. Dicko, ceci est la résultante de «l’incompétence d’un régime qui s’est illustré de la plus sinistre des manières à tous les niveaux». «Ce qui est d’ailleurs désolant, c’est qu’on a l’impression que le système actuel prend du plaisir à entrainer le Burkina vers le gouffre. Ce que nous n’allons jamais accepter» s’indigne-t-il en indiquant qu’au mépris de la souffrance des populations, ce qui préoccupe le pouvoir MPP, est de se faire réélire en 2020 avec leur budget de campagne déjà bouclé.

Aux dires des conférenciers, afin d’accroitre leur chance de remporter ces élections, le pouvoir MPP s’est lancé dans le tripatouillage du code électoral allant jusqu’à douter sur la nationalité burkinabè des Burkinabè de l’étranger détenteur de la carte consulaire biométrique.

A écouter le président de la Nafa, le code électoral est fondamental dans un pays et il faut qu’il soit consensuel. «Dès lors qu’il n’y a pas entente au niveau des règles du jeu, il va de soi qu’au niveau des résultats, il n’y a pas d’entente aussi. Et lors de nos rencontres avec le chef de l’Etat sur la question du code électoral, nous lui avons dit tout simplement que nous ne voulons pas reculer et qu’il fallait conserver les dispositions actuelles des actes qui existent dans le code et faire en sorte que la carte biométrique délivrée à l’étranger puisse servir au même titre que la CNIB» s’est-il défendu.
M. Dicko a par ailleurs laissé entendre qu’au verseau de cette carte, il est «mentionné qu’elle tient lieu de carte d’identité burkinabè». Donc, pour lui, il n’y a pas de raison que le MPP dise aujourd’hui que ces gens ne sont pas Burkinabè.

Il va plus loin en soulignant que l’Office nationale d’identification (Oni) n’est pas représenté partout au Burkina. Du coup, au Burkina tous n’ont pas accès à la Cnib. «On empêche les gens de faire le choix de leur dirigeant». «C’est l’exécutif qui est en train de mettre en danger les élections qui arrivent; parce qu’en réalité, par des stratégies et des manigances, ils (les membres de l’exécutif ndlr) essaient d’écarter de façon arbitraires d’autres Burkinabè en espérant pouvoir garantir une élection» martèle M. Dicko. Mais, fustige-t-il, «qu’ils ne se trompent pas car, ils ne gagneront pas ces élections».

Pour la Nafa, la réconciliation nationale qui doit créer l’union sacrée pour sauver la patrie n’est pas une priorité pour le MPP et ses alliés. Les conférenciers ont fait savoir que, la population est face à un régime de la terreur où les libertés syndicales sont remises en causes où, la critique ou le fait de s’opposer au régime est qualifié d’attentat à la sureté de l’Etat.
Pour les conférenciers, le Burkina vit les «moments les plus sombres de son histoire» et pour dénoncer tout cela, la Nafa invite ses militants et la population burkinabè à sortir pour la marche meeting de l’opposition ce samedi 29 septembre.

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