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Hadj 2019:  "Le contingent burkinabè a enregistré au total cinq décès" (Abdoul Moumine Zoundi Ilboudo /Radio Oméga). 
Burkina  : 20 peaux de crocodiles et 2 pointes d’ivoire d’éléphants saisies par le service des Eaux et Forêts. 
Jeux africains : les Étalons juniors font match nul face au Nigéria ce 16 août 2019 (1-1). 
RDC: deux médicaments testés sur des malades sont parvenus à réduire significativement le taux de mortalité de Ebola
Etats-Unis: Trump assouplit la loi de protection des espèces menacées aux États-Unis
Burkina: l'UAS dénonce le mépris du gouvernement quant aux conditions de reprise du dialogue social
Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré échange avec les chefs des circonscriptions administratives sur la gestion des crises 
Tanzanie: une soixantaine de morts après l’explosion d’un camion-citerne

POLITIQUE

Après plus de trois mois de détention, la santé de Safiatou Lopez se serait dégradée, à telle enseigne que depuis environ une semaine elle est internée dans une clinique de la capitale. Pour le collectif dignité et liberté pour Safiatou Lopez, cette situation découlerait des conditions « tragiques » dans laquelle leur camarade a été incarcérée. Cette situation, le collectif l’a dénoncé devant les médias ce mercredi 5 décembre 2018 à Ouagadogou.  

Arrêtée le 29 août 2018, Safiatou Lopez a été inculpée de « tentative de déstabilisation du pouvoir en place ». Selon Adama Badolo, porte parole dudit collectif, « le constat est amer » dans la mesure où « la justice n’a pas pu apporter les éléments de l’existence d’une telle opération de déstabilisation qui impliquerait Lopez Zongo ».

« Il est donc clair que nous avons trop tôt eu raison de douter que les motifs évoqués pour arrêter notre camarade ainsi que les accusations portées contre elle étaient un montage grotesque et qu’il ne pourrait s’agir, ni plus ni moins, que d’une traque politico-judiciaire » fait savoir M. Badolo, avant de soutenir que cet état de fait devrait conduire à une liberté provisoire, en lieu et place d’une relaxe, plutôt que de laisser leur  camarade croupir toujours en prison, où les conditions de détention seraient selon ses dires « précaires » donc de nature à « dégrader sa santé ».

Considérant que Safiatou Lopez est poursuivie par la justice militaire, Siaka Coulibaly et ses camarades estiment que la place de cette dernière serait à la Maca et non à la Maco. Cet autre aspect évoqué, cacherait une vérité pour le collectif. En effet, cela l’emmène à se poser bon nombre de questions :« pourquoi doit-elle faire l’exception à la règle et traitée différemment des autres prévenus de la justice militaire ? Est-ce parce qu’on voudrait la soumettre à un traumatisme psychologique par ces mauvais traitements, humiliants et dégradants, à la torture morale et à la souffrance ? ».

En guise de réponse, Abraham Badolo laisse entendre que Safiatou Lopez est « une prisonnière d’opinion du pouvoir en place ». S’indignant contre cette affaire, il est ressorti de cette conférence de presse que cette détention, est une « violation flagrante » en matière des droits de l’Homme. Ce faisant, le collectif dignité et liberté pour Safiatou Lopez, affirme qu'il convient de condamner ce qu’il qualifie de « remise en cause dangereuse de libertés individuelles, des droits de l’Homme, de la démocratie et de l’état de droit de la part des autorités judiciaires, sécuritaires et le gouvernement du président Roch Marc Christian Kaboré ».

Par ailleurs, pour des raisons de confidentialité, les détails n’ont pas été apportés sur l’état de santé de Mme Lopez. Cependant le collectif se dit convaincu que la mise en cause, est en « danger ».  « Nous tenons à tirer sur la sonnette d’alarme avant que le pire ne se produise (…) Cela dure trois mois qu’elle est détenue de manière injuste et arbitraire dans des conditions précaires de détention dont les conséquences sont désastreuses pour sa santé physique et mentale », a indiqué M. Badolo.        

 

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