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Burkina: Amnesty International invite les autorités à ouvrir "urgemment" une enquête "indépendante et impartiale" sur le drame de Yirgou

POLITIQUE

L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité le vendredi 11 janvier dernier, la prorogation de l’Etat d’urgence pour une durée de six mois. Mais pour le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, il ne faudrait pas que le gouvernement croit que l’Etat d’urgence serait la seule solution pour contrer les actions terroristes. 

«L’état d’urgence n’est pas une baguette magique pour mettre fin aux actions terroristes » a affirmé M. Sakandé. Propos qui a été accueilli par un tonnerre d’applaudissement des députés. «S’il n’y a pas de moyens, il vaut mieux qu’on laisse tomber cet état d’urgence. Si on ne met pas les moyens à la disposition des FDS pour patrouiller, pour acquérir les munitions nécessaires, l’Etat d’urgence ne servira à rien. Il faut que nous soyons plus regardant sur la question et éviter que ce qui s’est passé dans d’autres pays se passe au Burkina Faso. Il faut que nous évitions que le découragement gagne les rangs de nos FDS» a-t-il soutenu. 

Il dit être prêt à accompagner le gouvernement. «A l’Assemblée, nous sommes prêts pour vous accompagner. Même si on dit à tout moment que nous ne sommes pas une caisse de résonance mais, lorsqu’il s’agit des questions de sécurité, nous, nous sommes une caisse de résonnance du gouvernement parce que nous acceptons vous accompagner» lance-t-il. 

Au gouvernement, il leur demande de s’assumer car il estime qu’il devait y avoir une loi pour durcir un peu la réglementation en ce qui concerne la communication sur les actions des FDS. «Rien ne sert de décréter l’état d’urgence si on permet à des gens de communiquer sur des actions des FDS et qui font l’apologie du terrorisme. (…) Ce n’est pas normal. Il n’y a pas un citoyen au-dessus d’un autre. Ce sont des vies qu’on perd de l’autre côté. On ne peut pas permettre à des individus quel que soit leur appartenance politique ou religieuse, d’écrire du n’importe quoi sur les réseaux sociaux sur les FDS» s’offusque le président de l’Assemblée nationale.

A l’entendre, nous sommes en période de guerre, et il faut «sonner la fin de la récréation». «Sous la révolution, pendant la guerre de Noël, l’Etat a géré la communication comme il se devait. Mais, pourquoi aujourd’hui on permet aux gens d’écrire n’importe quoi et on les laisse circuler» s’interroge-t-il. Pour Bala Sakandé, la responsabilité est partagée entre les FDS et les civils. Parce que, explique-t-il, les images qui circulent sur les réseaux sociaux après les faits ne peuvent pas être prises par les civils.

Donc, pour lui, il appartient aussi au ministère de la Défense, à l’Etat-major général des armées de prendre leurs responsabilités. «S’il y a des brebis galeuses dans les rangs, il faut les extirper» a-t-il lâché. 

 

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