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POLITIQUE

Le Cadre d’expression démocratique (CED) a animé une conférence de presse ce mercredi 27 mars 2019 à Ouagadougou. Pascal Zaïda, coordonnateur national et ses camarades sont revenus sur le nouveau code électoral, promulgué le 15 août dernier par le chef de l’Etat, Roch Marc Kaboré après son adoption à l’Assemblée nationale.

Pour Pascal Zaïda, «le passage en force» de la loi électorale à l’Assemblée nationale et sa promulgation «à la sauvette» par le président du Faso, sont des signes d’un «pouvoir conscient de son impopularité et qui prépare sa victoire prochaine par la fraude.» «Si l’opposition accepte ce code électoral, elle l’aurait ainsi validé pour la réélection de Roch Marc Christian Kaboré», ajoute le président du CED.

La relecture de l’article 72 pour ramener au plus à 500 électeurs pour un bureau de vote au lieu de 800 ; La relecture de l’article 47 afin que les bureaux de vote ne soient plus confinés aux seuls ambassades et consulats mais qu’ils soient plus proches des électeurs ; la relecture de l’article 52 et suite pour rajouter la carte consulaire biométrique comme pièce de votation ; La fixation d’un délai d’un mois minimum par pays et six mois pour les à forte présence des Burkinabè de l’extérieur pour l’enrôlement ; La transmission dans un bref délai par l’Office national d’identification à la Commission électorale nationale indépendante des données de son fichier ; L’annulation pure et simple de toutes les anciennes cartes d’électeurs ; Le comptage manuel des résultats au lieu d’un comptage électronique comme prescrit ; Le regroupement des résultats par province avant de faire la centralisation à Ouagadougou ; L’affichage des résultats par bureau de vote, commune et par province. Ce sont autant de revendications faites par le CED.

Pour quelles chapelles prêchez-vous ?

A cette question, Pascal Zaïda estime que même si ces revendications sont politiques, il assume parce que pour lui, le CED en tant qu’OSC, est en droit d’exiger que les prochaines échéances électorales se passent dans la transparence et dans l’équité. Du reste, constatant la passivité des partis politiques de l’opposition relativement à la question, le CED s’insurge contre cette contemplation «absurde» de l’actuel code électoral et contre leur inaction face à ce qui constitue selon lui, la stèle de leurs revers politiques futurs. Partant, M. Zaïda interpelle la communauté internationale et invite la société civile à plus de vigilance sur le sujet afin qu’il soit purifié de ses germes «antidémocratiques et divisionnistes». Il conclu que ce nouveau code électoral exclut des millions de Burkinabè.


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