Aujourd'hui,
URGENT
Justice: Jean Claude Bouda recouvre la liberté 5 mois après sa détention à la Maco. 
Burkina:  18 Burkinabè meurent dans un accident à l'entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire (conseil des ministres).       
Mali: plus de 100 djihadistes libérés en vue d’un échange pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et Sophie Pétronin (AFP).
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).
Burkina: le Premier ministre appelle à la mise en place d’un «système de commande publique efficient».

POLITIQUE

C'est autour du thème : « La réconciliation nationale, une impérieuse nécessité et un impératif catégorique pour la cohésion sociale et la construction de l'unité nationale »  que la Coalition pour la Démocratie et la Réconciliation nationale (Coder ) a échangé avec les hommes de médias, tout en évoquant d' autres points de la situation nationale. C'était le samedi 6 avril  2019 à Ouagadougou. 

Au cours de cette conférence de presse présidée par Ablassé Ouédraogo, la Coder a estimé que le contexte de la crise que vit le Burkina impose que  la  réconciliation nationale, devant être  « globale, sincère et inclusive » soit conduite par toutes les composantes de la société. Et cette  réconciliation nationale, selon la coalition   ne saurait être effective sans une justice  « transitionnelle » dont les contours et fonctionnalités devront être précisés par les instances nationales habilitées.

« La justice transitionnelle est l'ensemble de ces mécanismes et processus, à la fois judiciaires et non judiciaires pour aider une société qui sort d'un conflit ou d'une crise politique profonde à faire face à son passé à travers généralement la mise en place de commissions consensuelles et à restaurer ainsi, l'Etat de droit. A  ce jour, la compréhension de la justice transitionnelle au Burkina est restrictive rendant difficile la mobilisation de la volonté politique du gouvernement et de ses partenaires nationaux en faveur de sa mise en œuvre » a expliqué le président de la Coder, Ablassé Ouédraogo.

Aussi, selon Ablassé Ouédraogo et ses camarades, le pardon et l'amnistie sont deux éléments « indissociables » de la réconciliation nationale. « Nous devons  utiliser toutes les ressources, toute notre imagination, pour rétablir le vivre ensemble pour le salut de notre postérité. La justice transitionnelle pour son effectivité doit prendre en compte tous les fils du Burkina donc  nous estimons qu'il est indispensable que tous ceux qui désirent puissent être associés au processus de la réconciliation. Cela va sans dire que les facilités et les garanties de sécurité soient accordées à tous nos exilés sans distinction. Le retour des exilés est capital pour la réussite de cette réconciliation nationale » a estimé M. Ouédraogo.

« Certains de ces exilés ont participé à la construction de ce pays et ont fait en sorte qu'on puisse revenir à la démocratie vraie. Parmi eux, il y’a ceux qui sont au pouvoir actuellement. Il faut que les Burkinabè se souviennent de leurs mémoires collectives .Nous ne devons pas prendre un pan de l'histoire et laisser le reste. A chaque étape de notre évolution, il faut que l'on revienne sur toute l'histoire afin que la  nouvelle génération ait les vraies informations, cela nous permettra d'être en symbiose. Que ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui n’occultent  pas ce qui a été positif. L'amnistie, c'est pour permettre qu'on s’asseye  sur une table pour dialoguer afin d'avoir une vraie réparation pas seulement entre les politiciens mais tout le peuple » a affirmé Aboubacar Savadogo, 9e vice-président chargé des grandes consultations électorales au Congrès pour la démocratie et le Progrès (CDP).

Par la même occasion, la coalition a reconnu avec « grande humilité » que le Burkina enregistre depuis quelques semaines une évolution  « positive » en termes d'écoute pouvant aider à la sortie de la crise de façon « consensuelle ». Pour ce faire, elle a salué les orientations données par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à  l'action du gouvernement en vue d'entamer le dialogue politique, tout en insistant sur le fait que ce dialogue doit être  inclusif, ouvert et constituer le  préalable indispensable à la dynamique de la réconciliation nationale.

 

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