Aujourd'hui,
URGENT
Médias: un incendie a ravagé ce matin les  locaux de la télévision BF1. Pas de blessé, mais d'importants dégâts matériels.
Burkina: le secteur minier, c’est 71% des recettes d’exportation,  50 tonnes d’or produites en 2019 qui ont rapporté 1420 milliards FCFA.
Mines: en 2020, l’exportation d’or a rapporté près de 2 000 milliards de FCFA au Burkina (Oumarou Idani). 
Covid-19: un nouveau décès et 83 nouveaux cas à la date du 12 janvier 2021 au Burkina Faso. 
Mali: trois Casques bleus ivoiriens tués quand leur véhicule a sauté sur une mine dans la région de Tombouctou (Officiel). 
Burkina: la NAFA félicite le président Kaboré pour la création d’un ministère de la Réconciliation nationale et encourage Zéphirin Diabré. 
Burkina: le couvre-feu prolongé de 45 jours dans la région du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. 
États-Unis: 20 000 soldats de la Garde nationale déployés à Washington pour l'investiture de Joe Biden (médias). 
États-Unis: Donald Trump devient le premier président sous l'objet d'une deuxième procédure de destitution dans l'histoire du pays.
Covid-19: 184 nouveaux cas et 3 décès à la date du 11 janvier 2021 au Burkina.  

POLITIQUE

Ce jeudi 11 avril 2019, Simon Compaoré, président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), a réagi sur un communiqué diffusé la veille par les ONGs humanitaire sur les récentes crises communautaires qu’a connu le Burkina. « Si le Burkina est devenu invivable pour certains, il faut partir. En tout cas, nous on est là, on ne va pas fuir », avait affirmé Simon Compaoré. Mais pour l’Opposition politique, dans cette déclaration, ces propos sont « irresponsables » de la part d’un parti comme le MPP.

Ce Jeudi 11 Avril, à l’occasion d’une conférence de presse du    Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP, parti au pouvoir) consacrée à la situation nationale, le Président par intérim dudit parti, Mr  Simon COMPAORE, s’est attaqué aux Organisations Non Gouvernementales (ONG) présentes dans notre pays. A leur endroit il s’est même permis de dire : « si le Burkina est devenu invivable, il faut partir ».

Les propos du premier responsable du MPP étaient une réponse à la déclaration commune publiée le 10 avril 2019 par treize (13) ONG  humanitaires présentes au Burkina Faso. Dans cette déclaration, ces ONG ont  exprimé leur vive inquiétude  quant aux conséquences humanitaires de la  crise sécuritaire qui secoue notre pays. Elles  ont notamment révélé que les acteurs humanitaires éprouvent des difficultés à apporter une assistance appropriée aux populations nécessiteuses, au regard du contexte sécuritaire et des difficultés de mobilisation des ressources financières.

Tout en réaffirmant leur disponibilité à accompagner le Burkina en ces temps difficiles, les signataires de la déclaration ont exhorté l’Etat burkinabè et les autres acteurs à prévenir les crises communautaires par le dialogue. 

Les propos de cette déclaration sont d’une justesse qui ne souffre d’aucune contestation. C’est pourquoi l’’Opposition politique burkinabè condamne fermement les déclarations irresponsables du MPP et s’en démarque énergiquement. 

Les ONG signataires de la déclaration accompagnent et soutiennent  depuis toujours le Burkina Faso dans divers secteurs du développement, et, ce, sous tous les régimes politiques qui se sont succédés.

Les Burkinabè apprécient leur action, qui vient en complément des efforts qu’eux-mêmes et les pouvoirs publics déploient. Tout en reconnaissant que nous devons d’abord compter sur nos propres forces, l’Opposition les  remercie sincèrement pour leur soutien. Ce soutien est encore plus utile en ces temps de crise où des Burkinabè sont devenus refugiés sur leurs propres terres, et où l’action des humanitaires est salutaire pour sauver des vies et aider à redonner espoir. 

Les propos du premier responsable du MPP traduisent tout le mépris que ce parti et son gouvernement ont, non seulement pour les amis du Burkina Faso, mais aussi pour les millions de Burkinabè victimes de la manière désastreuse dont le gouvernement gère leur sécurité et notre vivre ensemble. 

L’Opposition politique demande à ces partenaires de nos populations  d’ignorer royalement ces propos du pouvoir et de continuer leur travail.

L’Opposition a pris bonne note des problèmes évoqués dans leur  déclaration du 10 Avril. Elle  demandera incessamment à les rencontrer pour les encourager à poursuivre leurs actions humanitaires auprès des Burkinabè victimes de l’insécurité, mais aussi pour les écouter et mieux comprendre leurs préoccupations. 

 

Ouagadougou, le 11 avril 2019

Le Chef de file de l’Opposition politique,

Zéphirin DIABRE

 

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