Aujourd'hui,
URGENT
Justice: Jean Claude Bouda recouvre la liberté 5 mois après sa détention à la Maco. 
Burkina:  18 Burkinabè meurent dans un accident à l'entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire (conseil des ministres).       
Mali: plus de 100 djihadistes libérés en vue d’un échange pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et Sophie Pétronin (AFP).
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).
Burkina: le Premier ministre appelle à la mise en place d’un «système de commande publique efficient».

POLITIQUE

Docteur en pharmacie, Firmin Tinwindé Zongo est un passionné de la musique. N'ayant pu exercer ce métier dont il est passionné depuis sa tendre enfance, il s'est investit dans le mécénat en soutenant les artistes du Burkina. Bien connu dans le milieu, il n'hésite pas à faire parler son cœur dans le social. Convaincu que la jeunesse actuelle a l'obligation de s'assumer en s'intéressant à la chose politique, il n'a pas hésité à ajouter une autre corde à son arc. Sous le couvert de la Convergence pour le progrès et la solidarité-Génération 3 (CPS-G3) de son mentor, Jérôme Zoma (également bien connu dans le milieu du show-biz), il entend désormais siéger à l'hémicycle pour la prochaine mandature. Sans détour, il parle de sa passion pour la musique et ses ambitions politiques à travers cette interview.


Fasozine : En quoi consiste la profession de pharmacien et quel est votre quotidien?

Dr Firmin Zongo : Le rôle du pharmacien est multiple mais pour ce qui me concerne, je suis dans le domaine de la distribution de médicaments. Je fais de la dispensation des médicaments chaque jour. C'est dire donc que je contribue au traitement des patients et je leur donne des conseils au quotidien.
En tant que jeune dans ce milieu concurrentiel, comment se passe votre intégration et collaboration avec vos confrères?
L'intégration et la collaboration se passent très bien avec mes confrères parce que l'Ordre des pharmaciens est très bien organisé.

D'où vient cette passion pour la musique?

La passion pour la musique date de ma tendre enfance. Depuis l'enfance, je préférais la musique que de suivre même la télévision. Surtout avec les mouvements Hip hop et reggae. Il faut dire que mon papa était un très bon guitariste et il jouait bien au piano puisqu'il était membre d'un orchestre de la place. Je me plaisais donc à jouer quelques notes musicales avec la guitare de papa, surtout avec son aide.

C'est donc à défaut d'être praticien que vous vous êtes investit dans le mécénat?

J'ai essayé d'exercer ce métier mais j'ai compris très vite que je n'avais pas forcement le don d'artiste chanteur. C'est donc juste une passion et c'est pour cela que je n'hésite pas à répondre favorablement aux sollicitations des artistes.

En dehors de Mister Radio dont vous avez été le parrain lors du lancement de son dernier album, quelles ont été vos interventions dans ce domaine?

En dehors de Mister Radio, j'ai contribué à la sortie du dernier single de l'artiste Memphys Bala. Mais bien avant ces artistes, j'étais déjà présent aux côtés de pas mal d'artistes dans la ville de Bobo-Dioulasso lorsqu'ils me sollicitaient. Je n'hésitais pas à parrainé les différents évènements culturels.

Et à l'endroit de la jeunesse en général?

J'essaye d'aider certains jeunes autant que je peux. Concrètement, j'essaye d'aider cette jeunesse à avoir des emplois ou encore pour commencer de petits commerces. Je précise que j'ai été Directeur d'agence quelque part à Bobo-Dioulasso et à ce titre, j'ai pu mettre à contribution mes relations et mes petits moyens pour venir en aide à celui qui en a besoin. Même ici dans mes locaux (sa pharmacie), je reçois au quotidien des personnes à qui je prodigue des conseils et je leur apporte mon aide si possible.

Comment êtes-vous arrivé à la politique?

Mon arrivée en politique fait suite aux nombreuses sollicitations des amis qui estiment que je peux apporter ma modeste contribution au développement socio-économique de mon pays le Burkina. Mais avant tout, je le fais par conviction personnelle parce que je me dis que si tu ne fais pas la politique, elle te fera. Nous faisons déjà la politique d'une manière où d'une autre et lorsque des personnes averties vous sollicitent pour porter leurs aspirations, vous avez le devoir de prendre vos responsabilités et de ne pas fuir devant l'histoire.

Comment comprenez-vous la politique?

Moi j'ambitionne de faire autrement la politique. C'est-à-dire le plus honnêtement possible. Je ne dis pas que les anciennes générations, notamment celle des pères des indépendances et celle de la révolution ont gâté le milieu politique mais j'estime que la génération actuelle doit changer l'image actuelle de la façon de faire la politique. Les gens voient la politique comme quelque chose de mauvais, un milieu de menteurs, de loups etc alors que la politique devrait aider les populations à se porter mieux.

Quelles sont vos ambitions aujourd'hui?

J'ambitionne siéger un jour à l'hémicycle par la grâce de Dieu et j'espère y arrivée pour porter la voix de la jeunesse. Et je compte beaucoup sur cette jeunesse. Et comme l'a dit la Commission électorale nationale indépendante, plus de 55% des inscrits sur la liste électorale sont des jeunes, c'est dire donc que les jeunes s'intéressent de plus en plus à la chose politique. Et c'est sur elle que je compte pour aller loin.

Pensez-vous y parvenir avec la CPS-G3 face aux ténors qui sont depuis longtemps sur le terrain?

Je pense que nous avons nos chances. Le milieu politique actuel est diversifié. Pour les élections du 22 novembre prochain, il n'y aura pas de partie politique au dessus des autres. L'Assemblée nationale sera multicolore et chacun aura donc sa chance.
 

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