Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: l'Aïd-el-Kébir (Tabaski) sera célébrée le vendredi 1er septembre 2017 (Fédération des associations islamiques).
Burkina: un deuil national de 72 heures, à compter du mercredi 23 août, a été décrété suite au décès de Salifou Diallo.
Café Istanbul: trois blessés  sont encore hospitalisés à l'hôpital Yalgado Ouédraogo, une semaine après l'attaque terroriste (CHU-YO).
Nécro: la dépouille de Salif Diallo, le président de l'Assemblée nationale décédé à Paris le 19 août, attendue à Ouagadougou mercredi.
Café Istanbul: le MDL Y. Sawadogo, un gendarme grièvement blessé lors de l’assaut contre les terroristes, est décédé ce 19 août 2017.
Sahel: la soldate de 1re classe Bilgo Nadège est l’un des militaires tués dans l’explosion d’une mine (Observateur Paalga).
Sahel: le soldat de 1re classe Tiendrébéogo Franck est l’un des militaires tués dans l’explosion d’une mine (Observateur Paalga).
Sahel: le soldat de 2e classe Koussoubé Sylvain est l’un des militaires tués dans l’explosion d’une mine (Observateur Paalga).
Terrorisme: la Chambre de Commerce appelle les acteurs socio-économiques à se joindre à la marche de soutien aux familles éplorées.
Coopération: le Japon octroie un don de 30 milliards de FCFA pour la réhabilitation de la rocade sud-est du boulevard des Tensoba.

SOCIETE

Depuis le vendredi 7 avril dernier, la section locale du Syndicat autonome des agents du Trésor du Burkina (SAAT) a entamé un arrêt de travail illimité pour exprimer son ras-le-bol sur la non-satisfaction de ses préoccupations. Cette situation fait suite aux « conditions difficiles » que connaissent les travailleurs depuis leur déménagement en mai 2016 dans les locaux du Trésor sis à Ouaga 2000.


Selon Séini Koanda, le secrétaire général du SAAT, les premiers responsables du Trésor comme du ministère en charge des Finances avaient été interpellés sur les difficultés que vivent les travailleurs depuis 2016. A l’écouter, leur mouvement d’humeur est illimitée jusqu’à satisfaction des points les plus saillants. Il s’agit notamment du manque de matériel de travail, du rétablissement de l’ascenseur, la question de la climatisation, le problème des rideaux.

«Pour ce qui est du rétablissement de l’ascenseur, c’est-à-dire que nous avons un bâtiment de 5 étages et actuellement il n’y a qu’un seul ascenseur qui est en marche. Cet ascenseur connait des difficultés parce qu’il arrive des fois que ça se bloque donc pour protéger tous les travailleurs, nous avons demandé la mise en marche de ces ascenseurs à partir du moment où nous avons des personnes âgées et des personnes qui ont des difficultés à se servir des escaliers pour pouvoir accéder au niveau supérieur », a expliqué M. Koanda.

S’agissant de la climatisation, le SG a laissé entendre que c’est un problème qui existe depuis l’année dernière et avec ce temps de canicule, ils ont des difficultés pour pouvoir supporter. Pour la question des rideaux, il fait savoir que le bâtiment est fait sans rideaux et les deux faces principales qui font face au levé et au coucher du soleil, à ces périodes de matinée et de soir, ils font face au soleil et sans rideaux, c’est vraiment difficile. «Depuis avril 2017, les travailleurs sont obligés d’ouvrir les persiennes pour pouvoir avoir de l’air et même ça c’est de l’air chaud », a-t-il précisé.

Un autre point de revendication est la question des véhicules. A ce niveau, explique M. Koanda « lorsqu’il y a des réunions, au lieu d’être véhiculés, nos travailleurs sont obligés, à cause de la distance, de prendre leurs propres engins, avec tous les risques possibles, pour pouvoir rejoindre ces lieux de réunions donc, les travailleurs ont jugés que dorénavant il faudrait que ces questions puissent être soulevées.»

De l’avis du SG, ils ont été contraints à déménager dans les locaux du Trésor à Ouaga 2000 sans que toutes les conditions ne soient réunies et cela est dû au fait qu’au niveau du ministère, on leur avait fait savoir que le building est en état de délabrement et que les vies des travailleurs étaient en danger. «En son temps, on s’était opposé par ce que les conditions n’étaient pas réunies et on nous a dit qu’il y a un minimum. Malgré tout, on est parti. En partant aussi, on avait exigé un minimum et l’administration, à un certain moment, nous a fait savoir qu’il n’y avait pas de problèmes jusqu’à ce que nous traversons 2016-2017 sans ce minimum », confie Séini Koanda.

Par ailleurs, il fait remarquer que la patience des travailleurs a des limites. Raison pour laquelle il fallait trouver une solution. « L’administration, comme à son habitude, nous a toujours servi du dilatoire parlant d’autres difficultés et ne sachant quoi faire, notre solution était de refuser de travailler tant que les conditions ne sont pas réunies », a-t-il laissé entendre.

Il est à préciser que le lundi dernier, des rencontres ont débutés avec l’administration pour pouvoir trouver une issue favorable. « Je pense qu’on est arrivé à s’accorder sur un certain nombre de points où l’administration s’engage à pouvoir réunir toutes les conditions pour pouvoir amener les travailleurs à reprendre le travail et je pense que d’ici peu, le mouvement pourrait connaitre une suspension», a conclu le SG du SAAT.

 

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