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SITHO 2017 : une centaine d'exposants, 25 tours opérateurs et de 50 000 visiteurs sont attendus au Salon du tourisme de Ouagadougou. 
Justice: le dossier du procès intenté par Aly Ouédraogo contre Safiatou Lopez renvoyé au rôle général pour reprogrammation.
ONU : le Burkina condamne les essais nucléaires conduits par la Corée du Nord (Roch Kaboré).
ONU : les essais nucléaires nord coréens, "une menace à la paix et à la sécurité de la péninsule coréenne et du monde" (Roch Kaboré).
Kenya: après l'invalidation des élections des juges "attaqués et menacés" selon David Maraga président de la cour suprême.
Parlement: Alassane Sakandé chez le Mogho Naaba pour «recueillir ses conseils et demander des bénédictions pour le succès de sa mission».
Burkina: «Tourisme interne: enjeux et défis», c’est le thème du 12e SITHO qui se tient du 28 septembre au 1er octobre.
Côte d’Ivoire: 15 ans après la rébellion, Soro dit ne ressentir aucune honte à demander pardon.
ONU: une cinquantaine de pays signent un traité interdisant symboliquement l’arme nucléaire.

SOCIETE

Le Syndicat autonome des agents du Trésor du Burkina Faso (SATB) a animé une conférence de presse ce mercredi 19 avril 2017 centrée sur les luttes qu’il entend mener dans le cadre de la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs du Trésor public. Le syndicat entend observer un sit-in de 72 heures à partir du 24 avril prochain sur toute l’étendue du territoire.


«Vu le manque de volonté manifeste de l’administration de résoudre nos préoccupations, nous ne pouvons pas continuer à mener un dialogue qui ne produit pas de résultat. Par conséquent, le Bureau national du SATB appelle les travailleurs de la direction générale du Trésor et de la comptabilité publique à observer un sit-in du 24 au 26 avril de 7h à 14h sur toute l’étendue du territoire national». C’est par cette déclaration que le secrétaire général du SATB, Séni Koanda, a annoncé leur mouvement d’humeur. Il a indiqué que ce mouvement sera élargi aux Consulats et Ambassades du Burkina à l’étranger pour exiger une satisfaction de leur plateforme revendicative minimale.

Et de préciser que: «si, à l’issue de cet arrêt de travail, une réponse sérieuse n'est pas donnée à la plateforme, le syndicat engagera des grèves courant mai 2017.»
Selon M. Koanda, sur l’ensemble des points de la plateforme globale, les négociations n’ont rien apporté en termes de satisfaction. Le bureau du SATB, nonobstant la forte pression de la base et dans l’optique de toujours privilégier le dialogue social, dit avoir fait le choix de contre argumenter lesdites réponses d’une part et d’élaborer une plateforme revendicative minimale en 19 points à soumettre à l’administration d’autre part.

Ces points sont entre autres l’institution d’un statut autonome de l’agent du Trésor, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de carrière, l’opérationnalisation de toutes les trésoreries dans les 45 provinces et dans les nouvelles perceptions, le renforcement des effectifs du personnel, la garantie de la sécurité des agents dans l’exercice de leur fonction.

Aux dires du secrétaire général du SATB, depuis un certain temps, le syndicat fait l’objet de dénigrement et d’acharnement de la part de certaines autorités du pays. Il a par ailleurs dénoncé le «comportement peu critique et peu responsable des premiers responsables du département qui ont passé tout leur temps à faire du dilatoire». A titre d’illustration, il est revenu que la déclaration du maire de Bobo-Dioulasso sur le traitement des salaires.

A ce niveau, M. Koanda a laissé entendre qu’en aucun cas, les agents du Trésor de Bobo n’ont bloqué les salaires des travailleurs parce que, justifie-t-il, «nous, au Trésor, le salaire du travailleur est capital et dans toutes nos actions, nous n’entreprenons pas des actions allant dans le sens de compromettre ou de mettre en otage les salaires des travailleurs. Ce sont des propos politiques qui engagent les auteurs.»

Sur la question du fonds commun, M. Koanda a affirmé que ce n’est pas une propriété privée du ministère de l’Economie et Finance ni un effet de mode. «Ce n’est pas un effet de mode: c’est au regard des préoccupations posées par les travailleurs que nous avons utilisé le dialogue social pour aboutir à la satisfaction de nos préoccupations qui sont restées sans suite favorable», a-t-il expliqué. Et Issouf Soubeiga de renchérir en ces termes: «notre administration a toujours ce dilatoire à servir aux organisations syndicales. Nous allons utiliser la force, les moyens que nous avons pour raisonner l’administration».

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