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Burkina: le Code pénal révisé adopté malgré l’opposition des médias et des organisations de droits humains   
Burkina: 110 508 candidats à la conquête du BAC premier diplôme universitaire
Turquie: les militaires «meneurs» du putsch raté condamnés à la prison à vie

SOCIETE

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a tenu ce mercredi 12 juillet 2017 à Ouagadougou un atelier d’information à l’intention des secrétaires généraux des ministères et institutions burkinabè sur sa mission consultative. Objectif de cette rencontre : mieux faire connaitre la CCI-BF à travers ses attributions et activités ainsi que les prescriptions légales  qui lui confèrent le droit de donner son avis  sur les dispositions portant sur le commerce, l’industrie et les services.

La CCI-BF a été créé le 11 juin 1948. Sa forme actuelle date de mai 2017. Ayant le statut d’établissement public, elle a trois missions à savoir une mission consultative, représentative et administrative.

Sa mission consultative que lui confèrent les textes, consiste à donner aux pouvoirs publics les avis et renseignements qu’ils peuvent solliciter sur les questions commerciales, industrielles et artisanales, et à présenter les points de vue des milieux d’affaires sur les moyens d’accroître la prospérité économique. Aussi cette prérogative légale tire son fondement  sur les articles 7 et 8 du décret N°2015-1385 du 20 novembre 2015.

Selon Mamady Sanoh, le 1er vice-président de la Chambre de commerce, depuis janvier 2017, plus d’une dizaine de textes, décrets et lois, ont été pris par le gouvernement sans avis préalable de la chambre de commerce. Ce qui n’est pas normal selon M. Sanoh car c’est impératif que l’exécutif consulte la CCI-BF sur tout texte relatif au commerce, à l’industrie et aux services. Raison pour laquelle, son institution a décidé d’initier ce cadre de rencontre avec les secrétaires généraux des ministères et des institutions qui sont les clefs de voûtes de la conception des textes au sein des institutions étatiques.

« Considérant l’importance que notre institution doit jouer dans l’accompagnement du gouvernement en vue du développement économique et social, nous avons jugé nécessaire de faire le plaidoyer auprès des ministères et institutions que vous représentez au plus haut niveau. Nous souhaitons mettre en place un cadre de concertation et la session de ce matin se veut le point d’ancrage qui nous permettra de poser les jalons d’une excellente collaboration avec l’administration publique à travers ses représentants chargés de l’élaboration des textes législatifs et règlementaires » a fait savoir Mamady Sanoh à l’ouverture de la session.

Il a dit espéré qu’à l’issue de cette rencontre, la collaboration sera désormais dynamique entre la CCI-BF et l’administration publique de telle sorte que les futurs textes qui seront pris le soient de manière concertée et favorable au secteur privé et à la prospérité économique du Burkina Faso.

Les participants ont salué la tenue de cet atelier qui renforcera la collaboration entre la CCI-BF et les différents départements ministériels.

« Il arrive par moment que malheureusement à notre niveau, nous accusions des lenteurs et des lourdeurs administratives qui ne nous permettent pas de consulter largement tous les partenaires dont la chambre de commerce. Elle vient d’attirer notre attention sur le sujet et nous allons donc nous remobiliser pour mieux planifier nos actions afin de développer cette collaboration pour une meilleure performance » a indiqué Brice Noël Yogo, le secrétaire général du ministère de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle.

In fine, pour M. Sanoh, ces manquements de la part de l’administration publique « ne sont pas volontaires mais par ignorance due à un problème de communication ». Brouille qu’espère réparer la CCI-BF à travers ces échanges. « Nous ne ménagerons aucun effort pour soutenir l’action gouvernementale  dans le sens du renforcement des dispositions visant à améliorer le climat des affaires » a-t-il réitéré.

 

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Le maire de Ouagadougou a signé un arrêté réglementant la circulation et le stationnement des véhicules poids lourds. La circulation de ces véhicules n’est désormais autorisée qu’entre 22 heures et 5 heures du matin sur un certain nombre d’axes routiers.

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