Aujourd'hui,
URGENT
Soudan: l'Union africaine donne un ultimatum de 15 jours à l'armée pour remettre le pouvoir aux civils, sans quoi le pays sera suspendu
Burkina: le gouvernement dément la prétendue labellisation du Faso Dan Fani par une firme chinoise et annonce sa labellisation future
Irak: 900 présumés terroristes rapatriés de Syrie pour être jugés
France:  la cathédrale Notre-Dame de Paris ravagée par les flammes, l'édifice et les œuvres sauvées 
Burkina: l'ancien ministre de la Culture, Tahirou Barry accepte d'être le candidat du MCR à la présidentielle de 2020
Etats-Unis: le progressiste Pete Buttigieg candidat à l'investiture démocrate
Libye: le HCR s’inquiète du sort des migrants pris dans les combats
Soudan: le ministre soudanais de la défense, Mohamed Ahmed Ibn Aouf, renonce à diriger le Conseil militaire qui dirigera la transition
Burkina: le gouvernement lance une opération de contrôle de l’authenticité des diplômes des fonctionnaires en activité
Burkina: plus d'une centaine d'individus interpellés au cours de l'opération Otapuanu

SOCIETE

Le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a requis ce jeudi 27 juillet 2017, une peine d’emprisonnement de douze mois avec sursis et une amende de 300 000 F CFA contre le journaliste Lookman Sawadogo, directeur de publication du journal en ligne le Soir. Il est poursuivi pour diffamation par les magistrats membres de la commission d’enquête mise en place par le Conseil supérieur de la magistrature.

Lookman Sawadogo est accusé de diffamation pour un article publié le 5 avril 2017 sur la page Facebook de son journal en ligne. Dans ledit article, le journaliste a fait remarquer que l’un des six membres de la commission serait impliqué dans une affaire de corruption et que la justice tenterait de noyer ladite affaire. 

Le procureur et les avocats des magistrats plaignants ont estimé que ledit article a jeté un doute   sur le travail des magistrats de la commission. Aussi, ils ont souhaité que le prévenu soit condamné « sévèrement » et que lui soit appliqué le code pénal au lieu du statut juridique de la presse en ligne.

Selon Me Guy Hervé Kam, l’un des conseils des plaignants, cité par l’Agence d’information du Burkina (AIB), « jusqu’à preuve du contraire, l’écrit incriminé n’a jamais été publié sur le site web du journal Le Soir, mais plutôt sur la page Facebook du média ». A l’en croire, pour que lui soit appliqué le statut juridique de la presse en ligne, il faudrait d’abord que l’écrit incriminé soit publié sur le support principal du média avant d’être repris sur les réseaux sociaux. 

Cependant les avocats de la défense ne voient pas cela de cette manière. Pour Me Christophe Birba, l’un des avocats du journaliste, la page Facebook d’un journal qui a un récépissé peut être considéré comme le prolongement dudit journal. En plus, selon la défense, leur client est poursuivi dans le cadre de l’exercice de sa profession de journaliste et que par conséquent, c’est la loi régissant la presse en ligne qui doit lui être appliquée.

Après l’écoute des différentes parties, le tribunal a décidé de renvoyer le délibéré pour le jeudi 10 août prochain. C’est à cette date donc, que Lookman Sawadogo sera situé sur son sort.

Sondage

La nomination de l'ancien Premier ministre Paul Kaba Thiéba comme directeur général de la Caisse des dépôts et de consignations du Burkina Faso (CDC-BF) est-elle, selon vous, un choix judicieux?

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé